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L’Afghanistan au rythme des désaccords

Dimanche, le différend a porté sur la répartition des 111 sièges de la future assemblée, les délégués des provinces les plus peuplées estimant que le nombre de représentants devait être proportionnel à la population. Or, le projet actuel prévoit que chacune des 32 provinces envoie à l’assemblée deux délégués.
Autre sujet de discorde : le nombre de femmes (entre 15 et 20) et le nombre d’intellectuels (environ 25) siégeant à l’assemblée. Le président de la Loya Jirga, Mohammad Isamel Qasimyar, a pourtant assuré que l’organe serait formé avant la fin de la journée de dimanche, d’autant plus qu’il est chargé d’approuver la composition du nouveau gouvernement de transition.
Le reste de ses prérogatives n’ont pas encore été définies, ni même la nature de cette «Choura» («conseil» en langue dari), consultative ou législative. Trois jours après l’élection d’Hamid Karzaï au poste de président de l’Afghanistan, la Loya Jirga a donc encore buté sur des questions secondaires.
Samedi, l’assemblée avait aussi entendu des récriminations de la part des représentants de l’ONU, notamment concernant l’insécurité dans le nord du pays, la région de Mazar-e-Sharif, qui s’est traduite par des attaques à main armée, des cambriolages et même, récemment, par le viol collectif d’une employée d’une ONG. Ce qui n’a pas empêché Hamid Karzaï de renouveler le même jour ses appels à la générosité des donateurs internationaux, leur demandant de respecter leurs engagements concernant une aide de 4,5 milliards de dollars.

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