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Ghalleb ou la négation du terrorisme

Que veut Abdelkrim Ghalleb ? une question qui taraude plus d’un après la sortie du directeur du journal arabophone de l’Istiqlal, Al Alam, à propos du démantèlement du réseau Al Qaida au Maroc. Le romancier, ancien président de l’Union des écrivains du Maroc, membre de la direction du parti de l’Istiqlal réfute, d’un seul trait, même la plus infime probabilité d’existence chez nous de terroristes, encore moins de réseau terroriste. Et Lemaâlem Ghalleb de monter les enchères autour de ce fameux amalgame entre terrorisme et Islam ou encore entre mouvements islamistes et extrémistes.
On ne sait pas, valeur aujourd’hui, si c’est une position du parti qui récuse l’existence de terroristes parmi nous, même ceux arrêtés dans le cadre du réseau dormant d’Al Qaida, ou seulement une prise de position intellectuel d’un homme pour qui nous ne pouvons avoir que du respect pour son parcours militant et intellectuel et pour son apport à la culture et à la vie politique marocaine, voire arabe. Mais il y a lieu de relever que l’attitude de M. Ghalleb renvoie à cette multitude de manifestations de lune de miel entre le parti de l’Istiqlal et celui de la justice et du développement, en particulier et de la nébuleuse islamiste en général. Un rapprochement qui ne dit pas son nom, mais qui demeure manifeste dans plusieurs actes où les deux partis ont eu à adopter des positions communes, en dépit de leurs alliances objectives.
On comprend aisément dans ce contexte pourquoi le journal Attajdid du PJD a reproduit le billet de M. Ghalleb et par ricochet on comprend mieux le point de vue d’Al Ahdath, exprimé lundi par la voie de son directeur, Mohamed Brini qui réclame ni plus ni moins que la clarté dans la position istiqlalienne à propos de cette affaire.
Il est un fait, et les faits sont têtus : l’arrestation des sept prévenus dans l’opération Gibraltar pose la question de la vulnérabilité du pays, qui est loin d’être une exception, admettons-le. Les frontières ne sont jamais totalement étanches, cela M. Ghalleb ne le sait que trop bien. L’infiltration de personnes indésirables peut se faire par plusieurs moyens et le matériel nécessaire pour commettre des forfaits n’est pas non plus introuvable. Le terreau de l’extrémisme existe…
Tout cela donne un cocktail explosif et ses ingrédients ne manquent pas. Autant donc en prendre acte et agir avant qu’il ne soit trop tard…
La guerre presque déclarée entre l’Istiqlal et l’USFP, par presse interposée, ne doit pas pousser les uns et les autres à escamoter les véritables questions qui menacent la stabilité du pays, sa sécurité et son développement de tous les jours. Les préoccupations électorales de l’Istiqlal sont légitimes. Mais pas au point de fermer les yeux ou de faire montre d’une quelconque mollesse vis-à-vis des ennemis de la démocratie …

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