Couverture

La nécessaire réforme des médias

Le Souverain a mis en exergue le lien indélébile qui existe entre la réforme du champ politique et celle du paysage médiatique. «La réforme du champ politique resterait incomplète sans le parachèvement de la réforme globale du paysage médiatique», a clairement dit SM le Roi. L’interaction entre les médias et les politiques (décideurs) a toujours été déterminante dans les pays démocratiques. Le Souverain a rappelé l’intime interdépendance qui existe entre les médias et la politique dans l’oeuvre de démocratisation de l’Etat et de la société.
Et de ce fait, SM le Roi a réitéré sa détermination à poursuivre les réformes fondamentales du paysage médiatique national, y compris par l’élaboration d’une législation régissant les sondages d’opinion. Si les partis politiques se doivent de constituer un solide relais entre l’Etat et les citoyens dans des actions complémentaires aux initiatives de proximité des organisations de la société civile, ce sont les médias qui se chargent de véhiculer les images de la réalité de cet état de choses et de son évolution. A cet égard, le Souverain attend du gouvernement qu’il favorise l’émergence d’entreprises de médias. Des entreprises professionnelles, libres et crédibles. Dans le même ordre des choses, le gouvernement est appelé à se tourner également vers la presse écrite et lui favoriser une structuration digne de son rôle. « Le gouvernement devra permettre à la presse écrite de se doter, en concertation avec les différents acteurs concernés et dans un cadre contractuel, d’un Ordre professionnel qui tiendrait lieu d’organe de représentation et de régulation, et qui veillerait au respect de la déontologie de la profession.», a dit le Souverain. Le but étant d’éviter à cette profession de sombrer dans les dérapages, en se déviant de son rôle constructeur.
Le Souverain souhaite en effet que la presse soit prémunie contre toute pratique susceptible de porter atteinte à la noblesse de sa mission. Aucun n’a le droit de se réserver le quasi-monopole du droit d’informer et de débattre, et encore moins d’être à la fois acteur critique et propagandiste d’une situation qu’il conteste.