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L’armée acquiert du matériel US

Citant une source «autorisée» du ministère algérien de la Défense, qui a requis l’anonymat, le journal souligne que «les Américains ont accepté de nous vendre du matériel destiné à la vision nocturne». La même source ajoute que «contrairement à d’autres pays, les Américains ne nous ont pas imposé des conditions hormis celles prévues par le droit international», précisant que les choses sont «pour le moment au stade de la négociation du prix du matériel».
Le matériel devrait être utilisé dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, souligne la même source. Rappelant les massacres perpétrés à Bentalha et Raïs en 1993, qui avaient fait plusieurs centaines de morts, l’interlocuteur du «Soir d’Algérie» note qu’il était «impossible pour nos unités de distinguer de nuit et de surcroît dans la confusion générale les terroristes des habitants qui fuyaient dans tous les sens». En ce qui concerne le nombre de victimes recensées depuis le début des actions terroristes, au lendemain de l’interruption du processus électoral en décembre 1991, il ne dépasse guère les 50.000 morts, parmi lesquels 18.000 sont des islamistes armés, indique encore la même source. Ce chiffre, avancé pour la première fois, est très en deçà de celui habituellement évoqué -y compris par le président algérien Abdelaziz Bouteflika lui-même – qui varie, selon les sources, de 100.000 à 200.000 morts. «Bien évidemment, on ne comptabilise pas les terroristes tués par leurs acolytes ou ceux morts dans les bombardements de l’aviation. Il faut savoir qu’au début de l’action subversive, ils étaient environ 7.000 terroristes armés. Aujourd’hui, l’estimation la plus haute des terroristes en activité se situe entre 700 à 800 éléments».
S’agissant, enfin, de l’accord conclu en 1998 entre le commandement de l’armée algérienne, sous le régime du président Liamine Zeroual, et Madani Mezreg, le chef de l’Armée islamique du salut (AIS), la branche des groupes armés aujourd’hui dissoute, la source citée par le journal apporte un démenti qui bat en brèche certaines affirmations. «Il n’y a jamais eu d’accord avec cette organisation. Le seul document que nous avons est un écrit de Madani Mezreg dans lequel il déclare qu’il n’y a qu’une seule armée en Algérie, en l’occurrence l’ANP (Armée nationale populaire). Le seul contact qui a eu lieu avec nous c’est lorsqu’un officier supérieur est allé le rencontrer pour lui faire signer une déclaration de reconnaissance de l’ANP comme seule armée du pays».

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