La facture pétrolière ne cesse de grimper d’une manière vertigineuse. L’Etat a finalement décidé de répercuter la hausse sur le prix à la pompe. La réunion de la commission interministérielle, statuant tous les 15 jours sur la structure des prix, a décidé, hier 24 août, d’augmenter les prix à la pompe. Ainsi, le prix du gasoil subira une hausse de 20 centimes contre 30 centimes pour l’essence. Au sujet de l’équilibre par rapport à la pompe – partant d’un baril à 32 dollars- chaque dollar supplémentaire coûte à l’Etat 30 millions de DH. Ainsi, sur la base d’un prix de 42 dollars (1 dollar équivaut à 9 DH), le déficit mensuel est de 300 millions de DH pour le pétrole. Pour le gaz, le prix d’une tonne frôle les 300 dollars, par conséquent la subvention allant au gaz est de 210 millions de DH mensuellement. Les deux produits combinés coûtent à l’Etat plus de 510 millions de DH chaque mois, en subventions. Durant les six premiers mois de l’année en cours, le montant destiné à la compensation des hydrocarbures a atteint 6 milliards de dirhams. Une addition qui pèse lourd dans la balance des paiements puisqu’elle représente 28% de l’accroissement global des importations qui se sont établies à quelque 77,7 milliards de DH, contre environ 67 milliards, une année auparavant.








