C’est presque fini. Le brasier qui consumait des milliers d’arbres a été maîtrisé. «Totalement maîtrisé», affirme à la MAP le Haut commissaire marocain aux eaux et forêts, Abdeladim Lhafi. Il ajoute toutefois qu’ «il faut rester vigilant» et que la lutte n’est pas finie. Ses propos sont étayés par André Billot, le chef pilote des Canadairs mis à la disposition du Royaume par la France pour lutter contre l’incendie. Il a déclaré à l’AFP que «la situation est en bonne voie: il n’y a plus de fumée et le vent a arrêté de souffler».
La mobilisation est internationale pour maîtriser les feux qui ont touché, à partir de lundi, quelque 4.500 hectares de la forêt d’Izaren. En plus de trois Canadairs, des FAR et de quatre avions légers de la Gendarmerie royale, l’Espagne et la France ont mis à la disposition du Maroc deux appareils chacun. Le Portugal a dépêché une équipe de quatre experts en incendies de forêt. SM le Roi Mohammed VI avait donné mardi des instructions pour que des démarches soit entreprises auprès de pays amis, afin qu’ils apportent leur soutien aux opérations de lutte contre l’incendie.
Cette mobilisation a permis donc de circonscrire l’incendie. L’un des plus importants au Maroc et qui a dévasté en quatre jours des milliers d’hectares. Plus de la moitié du massif forestier d’Izaren, qui compte 4.500 hectares, a été dévastée. Environ 2.000 hectares ont été complètement ravagés par les feux qui ont touché 500 hectares supplémentaires.
Le feu n’a pas toutefois fait de victimes. «La situation géographique et le découpage administratif du massif d’Izaren ont rendu difficiles les opérations », explique à ALM un agent de la Protection civile. La région où s’est déclaré le feu est partagée entre la province de Chefchaouen et celle de Sidi Kacem. Si dans cette deuxième province, où les foyers les plus actifs se situent à proximité de Ouazzane, les opérations pour circonscrire l’incendie ont été engagées rapidement.
Dans l’autre province, «il y a eu des lenteurs, avant que l’ampleur de l’incendie n’alerte les hautes autorités de l’Etat». Quoi qu’il en soit, tous les témoignages s’accordent à dire que les feux se sont propagés très rapidement à la faveur de températures élevées et de vents complices. En ce qui concerne les causes de l’incendie, ces mêmes températures trop élevées sont pointées du doigt. Elles ont dépassé les 40 degrés et les vents du chergui ont facilité la propagation du feu. Mais les éleveurs d’abeilles, qui utilisent la fumée pour éloigner les insectes des ruches, sont également soupçonnés. «L’enquête n’est pas terminée», précise M. El Hafi.










