Lancée l’année dernière, la mise à niveau de l’habitat s’est avérée nécessaire dans la mesure où la ville de Fès, qui connaît plusieurs formes d’habitat insalubre, à savoir les bidonvilles, les quartiers sous équipés et l’habitat menaçant ruine, enregistre un important déficit en logement social réglementaire.
S’agissant du programme de la direction régionale de l’habitat (DRH) pour les quatre ou cinq prochaines années, il concerne plus de 80.000 ménages. Son objectif étant de consolider 1.205 bâtisses menaçant ruine dans les tissus anciens et 200 immeubles dans les quartiers non réglementaires et de résorber 7.000 baraques représentant l’ensemble des bidonvilles. Il vise également à lancer la construction de 28.000 logements sociaux au sein du périmètre urbain et 11.000 autres dans les centres urbains périphériques de Ouled Tayeb et Aïn Chkeff et à aménager la voirie au profit d’environ 30.000 ménages dans la zone nord, (à Jnanates et à Sahrij-Gnaoua). L’habitat menaçant ruine se concentre en Médina et à Fès-jdid avec 1.205 bâtisses occupées par 4.600 familles et dans les quartiers sous équipés avec 200 constructions où habitent quelque 1.120 ménages.
Concernant le programme d’intervention dans le domaine des constructions menaçant ruine en Médina et à Fès-jdid, la direction régionale de l’habitat a signalé que l’Agence de dédensification et de réhabilitation de la médina de Fès (ADER-Fès) mène plusieurs actions, financées grâce à un prêt de la Banque Mondiale (BM) et aux subventions du ministère, de la municipalité ainsi que celles de la région.









