Le secrétaire général de la FRMF, Mohamed Moufid, nous a envoyé une mise au point gentille et sympathique, dont voici la teneur, accompagnée de notre réaction : «Dans l’édition du 19/8/2002 de votre quotidien, à la rubrique «hors-jeu», il est écrit qu’un joueur atteint d’une maladie contagieuse et dangereuse (la tuberculose) aurait été appelé en équipe nationale.
Nous ignorons qui a pu vous communiquer pareille information infondée et sommes très surpris du crédit que vous semblez lui accorder. Certains sujets sont en effet très graves et serieux pour être distillés avec légèreté dans un article qui se veut par ailleurs caustique. Nous vous prions donc de prendre acte du fait que la commission médicale de la FRMF, qui veille au suivi de l’ensemble des joueurs appelés en sélection nationale, fait subir auxdits joueurs des examens poussés, sérieux et systématiques, et que chacun de ces joueurs dispose ainsi d’un livret médical en bonne et due forme tenu par le médecin de l’équipe nationale concernée. Chacun peut donc comprendre aisément dans ces conditions qu’un joueur atteint d’une si grave maladie ne pourrait en aucun cas être autorisé à pratiquer le sport de haut niveau, et encore moins de demeurer sans soins.
Nous vous prions donc, au nom de la déontologie à laquelle nous vous savons attaché, de bien vouloir publier cette mise au point à la même page et dans la même rubrique que celle où vous avez fait apparaître cette malencontreuse «annonce», de sorte que vos lecteurs amateurs de football puissent se forger une opinion tenant compte du travail du fond accompli par la FRMF en matière médicale et de suivi de la santé des joueurs.»
Merci pour toutes ces précisions, M. Moufid, mais si vous relisez bien l’article incriminé, vous trouveriez qu’il ne met pas en cause le staff médical de la fédération mais tout le système. Particulièrement à partir de sa base. Précisons de prime abord que l’information «tuberculeuse» n’est aucunement infondée puisque le staff médical de la FRMF a décelé chez un joueur une tache au poumon loin d’être bénigne. Au fait ce qui est vraiment malencontreux, c’est que vous n’avez pas décelé le véritable mis en cause dans cette affaire, à savoir le club où évolue ce joueur. Ce dernier a eu la chance d’être appelé en sélection où il a été soumis à un examen médical approfondi. Sinon il aurait continué à jouer dans son club ignorant qu’il était atteint d’une anomalie pulmonaire susceptible de s’aggraver. Ceci étant, c’est la fédération qui assume la responsabilité de la carence des structures médicales dans les clubs qui ont été fatales à beaucoup de joueurs. Le drame de feu Belkhouja n’est que la partie visible de l’iceberg qui a déclenché le mécanisme de la restructuration de la commission médicale. Sauf que la gestion de la fédération est si diffuse que lors du dernier conseil consultatif fédéral, on a oublié de citer dans le rapport final les travaux de la commission médicale. Ce n’est pas sérieux et vous le savez mieux que nous M. Moufid vous qui avez démissionné de votre poste de SG avant d’être rappelé par le Général Housni Benslimane ? La presse sportive, comme vous en tant que dirigeant, n’est pas au service des individus. Elle ne doit verser ni dans la complaisance, ni dans la nuisance, et encore moins dans la recherche d’un article «caustique» avec comme seul souci l’intérêt général du sport. C’est notre unique devise dans ce journal.









