A coups de pressions et de lamentations, les textiliens ont eu finalement leur contrat-programme. Que se passera-t-il après ? Le secteur va-t-il sortir de sa léthargie qui dure plus d’une décennie ? Le contrat-programme va-t-il déclencher d’une nouvelle dynamique de croissance pour cette industrie qui participe à hauteur de 34% dans les exportations nationales ?
Autant de questions qui s’imposent d’elles-mêmes, si l’on en juge par la situation du secteur jugée souvent comme étant catastrophique par l’AMITH. Les opérateurs et les pouvoirs publics s’entêtent à dire que le textile offre un fort potentiel de développement pour le pays, alors que le royaume a perdu sa compétitivité dans ce domaine compte tenu de la concurrence agressive de la Tunisie et de certains pays asiatiques et de l’Europe de l’Est. Maintenant que l’Etat s’est engagé à donner un nouveau souffle à ce secteur, notamment à travers la réduction de 50% des charges patronales de la CNSS pour les salaires bruts ou inférieurs ou égaux à 25000 DH et la mise en place d’un fonds de restructuration financière, c’est aux opérateurs de saisir cette opportunité.
Il convient ainsi de mettre fin au climat d’inquiétude qui a toujours régné au sein de la profession et de s’attaquer au challenge de la croissance. A ce titre, il y a lieu de se demander si les industriels locaux disposent d’autant de moyens et de ressources pour honorer leurs engagements avec l’Etat. Il faut reconnaître que la plupart d’entre eux ont raté le rendez-vous de la mise à niveau. Ils n’ont pas anticipé la concurrence internationale. Alors que leurs adversaires ont investi dans la diversification de leur production, la majeure partie des opérateurs nationaux a perdu son temps à se lamenter sur la crise qu’il faut l’admettre, n’a pas concerné l’ensemble de la profession. Plus que jamais, la profession doit faire preuve de plus d’imagination pour faire face aux contraintes de la globalisation. Cela ne se fera pas sans l’implication de partenaires étrangers.cccc









