La grève générale est entrée dans son huitième jour hier au Venezuela. Cette grève est particulièrement ressentie dans le secteur pétrolier. Elle a pris une tournure grave vendredi dernier avec des heurts qui avaient fait trois morts et une vingtaine de blessés.
L’activité des raffineries est perturbée, ce qui pose un sérieux problème pour ce pays dont le pétrole représente la moitié des recettes de l’Etat et 75 % de ses exportations.
Le président vénézuélien, Hugo Chavez a réaffirmé qu’il ne se laisserait pas faire, car la constitution l’autorise à recourir à l’armée pour garantir la bonne marche de l’économie du pays.
Le Venezuela connaît sa quatrième grève en un an. Hugo Chavez, président populiste et populaire, est farouchement combattu par un patronat, soutenu par les Etats-Unis, qui s’estime lésé dans ses intérêts depuis son élection. Il reproche au régime sa dérive « Castriste » et réclame la démission du président, un retrait que Chavez refuse catégoriquement, puisque son mandat ne se termine qu’en 2006.
L’issue de cette crise de confiance se joue au coeur du secteur pétrolier : Produisant environ 2,5 millions de barils par jour, le Venezuela est le seul membre latino-américain de l’OPEP. Il est, avec l’Arabie Saoudite et le Mexique, l’un des principaux fournisseurs des Etats-Unis qui absorbent 70 % de sa production.
La crise vénézuélienne suscite l’inquiétude des marchés financiers internationaux, qui craignent son impact sur les cours du brut.








