«Nous continuons maintenant à partir de Blolekin», ville qu’ils venaient de reprendre, ont annoncé mercredi des responsables des FANCI. Selon eux, leurs troupes ont largement avancé dans les régions occidentales, commençant même à repousser vers la frontière du Liberia les groupes rebelles.
Appuyés par des mercenaires étrangers, des chars et des hélicoptères, les soldats gouvernementaux avaient atteint la ville de Blolekin, un important centre de production du cacao, tôt mercredi. Ils avaient déjà repris une autre importante ville, Man, dans le même secteur la semaine dernière, zone où les combats étaient cependant toujours violents mardi. Ce même jour, à Abidjan, sur les plusieurs milliers de jeunes venus au quartier général de l’armée ivoirienne, 3.000 ont par ailleurs été retenus pour rejoindre les rangs de l’armée.
Selon le colonel Jules Yao Yao, porte-parole des FANCI, il faudra six semaines pour qu’ils soient opérationnels. «Mais ils n’iront pas forcément au front. Cela dépendra de la situation», a-t-il ajouté. La situation est actuellement loin de se rapprocher d’un règlement pacifique de la crise qui est bientôt à son troisième mois. Un conseiller du président Laurent Gbagbo en Europe a d’ailleurs invité mercredi les capitales occidentales à envisager l’option militaire, la médiation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) étant, selon lui, vouée à l’échec.
Les troupes françaises sont effectivement seules à tenter de faire respecter le cessez-le-feu face à une force ouest-africaine promise mais qui se fait désirer. «Il ne faut pas attendre la réédition de drames comme ceux du Rwanda ou de la Sierra Leone pour intervenir», a souligné ce conseiller. «Nous allons droit vers la guerre» a également estimé le même jour Sidiki Konaté, porte-parole du groupe rebelle MPCI.








