Couverture

Cadrage : Aller de l’avant

La mise à niveau des entreprises n’est pas une partie de plaisir ou un accessoire pour bien faire. Il s’agit d’une exigence sans laquelle toute tentative, aussi bienveillante soit-elle, de faire face à la mondialisation galopante, s’avérerait vaine. Il s’agit d’un élément essentiel dans la stratégie du développement économique et social.
Economique, puisque la vie des entreprises dépend justement en premier lieu du niveau de leur compétitivité face à une armada d’entreprises étrangères prêtes à tout pour s’accaparer le marché local. Lequel marché, une fois les dernières barrières douanières levées, constitue une composante de l’édifice du marché mondial de plus en plus libéral.
La mise à niveau économique, c’est aussi répondre aux critères mis en place par les grands groupes et les pays industrialisés. Des critères qui constituent les seuls moyens de juger du respect des normes de sécurité, de fiabilité et d’efficacité. Le facteur écologique n’est pas en reste. Ce qui signifie que pour pouvoir exporter leurs produits, les entreprises marocaines doivent forcément se conformer aux normes préétablies.
Sur le plan social, c’est la même histoire. Les entreprises doivent respecter les législations du travail, doivent permettre aux salariés la formation continue et respecter des cahiers de charges élémentaires en matière de couverture et de prestations sociales. Des conditions incontournables pour être éligibles à prendre part aux affaires du monde.
C’est dans ce sens que l’on comprend les nombreux chantiers de mise à niveau ouverts par Ahmed Lahlimi, ex-ministre des PME-PMI et chargé des affaires générales du gouvernement, dans le précédent Cabinet. Un travail pionnier qui sera certainement valorisé par l’actuelle équipe.
Plusieurs réalisations ont été faites. Des idées lancées et des projets entamés. Mais, l’une des leçons qui se dégage de ce vaste chantier est sa complexité et la nécessité de mobilisation tous azimuts qu’il implique.
C’est dans ce contexte de continuité mais aussi d’accélération des réalisations que s’inscrit l’essentiel de la mission de Abderazzak El Moussadeq qui a hérité du dossier et des chantiers qui vont avec .
Des chantiers dont l’avenir du pays dépend. Sa présence parmi les nations à vocation d’avenir en dépend. Et là, il n’y a point de demi-mesures. L’heure est à l’action directe sans retenue, mais avec méthode et volontarisme. C’est aussi le moment de faire le tri entre ce qui est faisable dans l’immédiat, ce qui peut attendre et les chantiers dont on peut faire l’économie. Un tri logique, rationnel et bien réfléchi pour éviter les gâchis, les déperditions et aussi les fausses solutions de replâtrage dont on finit toujours par payer les ratages.
L’exemple récent de la catastrophe de la Samir devra inciter à la réflexion. Ce n’est pas en reculant les échéances à l’infini que l’on peut prétendre construire l’avenir. Au contraire, c’est en anticipant et en s’inscrivant dans le sens des évolutions du monde que l’on peut amarrer notre pays à la locomotive du développement.