Assurément l’Agence nationale de l’emploi et des compétences cumule toutes sortes de problèmes et tous ceux qui ont le malheur de faire partie de son personnel se demandent quel sera finalement leur sort. Après la révélation, au grand jour, du scandale de l’arnaque à l’emploi que cet établissement public a activement cautionné, induisant en erreur et exposant des dizaines de milliers de candidats à l’escroquerie, voilà qu’une bonne partie de ses employés ne savent plus de quoi sera fait leur lendemain. Dans l’euphorie entretenue, par naïveté ou par calcul, par la direction de l’agence durant les premiers mois de la vie de cet établissement, près de 300 employés furent embauchés dans la précipitation et sans se conformer réellement aux procédures en vigueur dans l’administration publique. Aujourd’hui, près du tiers de cet effectif, constitué essentiellement de cadres, sont toujours soumis à un régime temporaire que le contrôle financier ne veut pas trancher dans le sens de la régularisation définitive de leur statut. On a même évoqué pour eux l’éventualité de transformer leur situation de statutaires en tant que fonctionnaires à celle de contractuels temporaires. En attendant les décisions du gouvernement et du ministère de tutelle, un climat de grogne et d’indignation sévit parmi les personnels d’un établissement pointé du doigt de toutes parts.









