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Éditorial : Le réveil du sahara

Un certain nombre d’associations sahraouies se sont mobilisées récemment pour protester à Rabat contre un article de Ali Lamrabet publié dans le journal espagnol “El Mundo”. Celui-ci avait écrit que les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf étaient libres de leurs mouvements et qu’ils ne voulaient pas regagner leur pays, le Maroc. C’est là une contre-vérité grossière, puisque tout le monde sait, à commencer par les organisations internationales comme la Croix-Rouge, les conditions de privations et de terreur qui règnent dans ces camps de l’enfer où des populations marocaines sont retenues de force depuis plusieurs décennies par le Polisario et ses protecteurs. C’est naturellement que les militants associatifs du Sahara marocain, venus dénoncer dans la capitale les propos de ce mis en cause en rupture de ban, ont été heurtés au plus profond d’eux-mêmes.
Les choses étant ce qu’elles sont, cette démarche, loin d’être journalistique car sentant la haine et le ressentiment, relève simplement d’une entreprise de mystification et de provocation pour des raisons aisément imaginables : faire mal au Maroc. Mais ce n’est pas crédible. Et tout ce qui n’est pas crédible reste insignifiant.
Le plus important dans cette affaire, ce qu’il convient de saluer par contre c’est l’émergence depuis quelque temps d’une société civile sahraouie, consciente et agissante. Une société civile qui monte désormais au créneau pour faire face à la propagande du Polisario et de ceux qui sont à sa solde. Déjà, un travail remarquable a été fait à ce niveau-là auprès d’ONG étrangères comme la Fondation France Liberté, qui a permis de montrer le vrai visage des séparatistes et de révéler les multiples atteintes aux Droits humains dont ils se sont rendus coupables dans les camps de Tindouf. Sans oublier les autres pratiques liées aux détournements de l’aide internationale qui servent à enrichir les pontes de la bande à Abdelaziz. Ce fut à l’époque où celle-ci jouissait de la sympathie de nombreuses capitales et organisations en “se vendant comme une minorité opprimée et spoliée de sa terre“.
La vérité est tout autre : nous sommes en face d’un groupe de tortionnaires, protégés et soutenus par Alger, qui a inventé de toutes pièces une supercherie qu’il a longtemps présenté comme une cause, profitant en partie de la mauvaise gestion de cette affaire par l’ex-ministère de l’Intérieur et de l’absence de la riposte du Maroc sur la scène internationale. Aujourd’hui, la donne est en train de changer. Et ce n’est que justice.
La société civile sahraouie, dont certains éléments ont eu à souffrir des agissements du Polisario soit en tant que prisonniers soit en tant que pensionnaires des camps, marque des points dans le camp adverse. Quand elle parle, elle le fait en connaissance de cause à partir d’un vécu douloureux. C’est pour cela qu’elle est appelée à redoubler d’efforts et d’initiatives tous azimuts pour se défendre contre toutes les manoeuvres visant à la faire douter de sa marocanité et de la légitimité de son combat.

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