Dans un grand carton, un écran vidéo où un clone de Lénine se retourne inlassablement dans sa tombe. Créée par le collectif russe “Les nez bleus”, c’est l’une des oeuvres exposées dans le cadre de la première biennale d’art contemporain qui se tient à Moscou jusqu’au 28 février.
Le révolutionnaire aurait sans doute été surpris de voir des installations audacieuses des quatre coins de la planète débarquer dans son musée, le musée Lénine, à deux pas de la place Rouge.
Mais les Moscovites, surtout les plus jeunes, apprécient cette occasion unique de découvrir le travail d’artistes contemporains russes ou étrangers.
« 3.000 billets ont été vendus en deux jours rien qu’au Musée Lénine », se réjouit Iara Boubnova, l’un des six commissaires de la biennale. « Le public de l’art contemporain à Moscou n’est peut-être pas très nombreux, mais il est passionné. Et le but était aussi d’attirer l’attention internationale sur Moscou comme une scène d’art ».
Et le programme est copieux: outre l’exposition phare « Dialectique de l’espoir » au musée Lénine, dépoussiéré pour l’occasion après douze années de fermeture, plus d’une trentaine de lieux exposent l’avant-garde des artistes russes, ou des artistes de renom comme le vidéaste américain Bill Viola, le Russe Ilia Kabakov ou le Français Christian Boltanski, qui se sont vu offrir des expositions particulières, sans compter une multitude de projets off.








