Le gouvernement tablait, pour l’année budgétaire 2004, sur des recettes de privatisations de l’ordre de 12 milliards de DH. Alors que l’Etat n’a réussi à encaisser que 5 milliards, l’élargissement de l’assiette fiscale a permis aisément d’atteindre les 12 milliards. Ce qui a permis de sauver les meubles.
Le Premier ministre a estimé que le gouvernement a noté un léger frémissement de la consommation des ménages. C’est un indicateur qui augure une stimulation de la production et donc de la croissance.
A ce titre, le Premier ministre a souligné que l’inflation sera cette année de 2% et le ratio de l’endettement global passera de 69,4% à 66,5%. Autre signe de bonne santé économique, M. Jettou rappelle le montant des réserves en devises qui est de 16 milliards de dollars. Il va sans dire que les contraintes économiques et climatiques que le Maroc a connues ces derniers mois ont sévèrement limité le champ d’action du gouvernement. Pour rappel, il s’agit du séisme d’Al Hoceïma, une ville sinistrée dont le plan de restructuration nécessite 2,7 milliards de DH dont les deux tiers supportés par le budget de l’Etat sur une période de trois ans. Autre contrainte: l’invasion des criquets pèlerins. D’ailleurs, le Maroc est menacé par une nouvelle attaque, considérée comme plus féroce que la première. Après avoir dépensé environ 380 millions de DH en cette même année, le gouvernement a déjà débloqué pas moins de 500 millions de DH pour constituer un important stock de pesticides et de matériels de lutte anti-acridienne. L’augmentation du prix du baril de pétrole (référencé à 35 dollars pour 2005) est également considérée comme un handicap.
De même, à titre d’exemple, la bouteille de 12 kg de gaz butane, vendue à 42 DH sur le marché, coûte en réalité 72 DH. Même constat pour le gasoil. Alors que le gouvernement vient d’opérer une hausse du prix à la pompe de l’ordre de 20 centimes, Driss Jettou précise que cette augmentation devrait être, aujourd’hui, de l’ordre de 1,2 DH. A chaque fois, la différence étant supportée par la Caisse de compensation. « Mais cela ne durera pas éternellement », assure Driss Jettou. En clair, le consommateur final doit mettre la main à la poche.









