Dans le cadre d’un front contre le terrorisme, plus d’une trentaine de formations politiques, de syndicats, d’associations appartenant à la société civile et d’organisation agissant dans le domaine des droits de l’Homme se sont réunis le lendemain des attentats du vendredi 16 mai, au siège de la Ligue démocratique des droits de la femme, à Casablanca.
à l’issue de cette réunion il a été décidé de créer un «Front pour la paix, la tolérance et la démocratie». Dans un communiqué, les membres fondateurs de ce Front annoncent une série d’actions visant à condamner les dernières opérations terroristes perpétrées à Casablanca et à contrer les discours extrémistes. Conformément à cette décision, un sit-in a été observé, hier, devant la Casa de Espana, théâtre de la plus sanglante tuerie dans la nuit du vendredi dernier. Selon les fondateurs de ce Front dédié à «la démocratie, la paix et la tolérance», cette manifestation sera suivie, aujourd’hui, par une autre devant le Club de l’Alliance israélite, autre cible touchée par les auteurs de ces actes criminels innommables. Le Front prévoit aussi d’autres actions de sensibilisation auprès des citoyens, dans les écoles et les mosquées pour contrecarrer «les idées obscurantistes et discriminatoires véhiculées par certains groupuscules extrémistes». Mais la plus importante démarche, sera, sans nul doute, la participation à une marche populaire grandiose à Casablanca à laquelle doivent contribuer toutes les forces démocratiques et nationales. Pour l’instant les composantes de la mouvance islamiste ne font pas partie de ce Front et ce même si certaines composantes de cette mouvance ont fait part de leur volonté de faire partie de ce collectif qui se veut être un Front de lutte et non un simple rassemblement d’associations.
Une demande qui n’a pas donné de suite jusqu’à présent mais à laquelle la marche du dimanche prochain pourra apporter une réponse. D’ailleurs, des fondateurs du Front estiment que «les dernières opérations terroristes qui ont secoué Casablanca ont été perpétrées dans un contexte social marqué par l’incitation à la haine, la discrimination et l’extrémisme dont les chantres opèrent dans les mosquées et à travers les tribunes de certains médias». Cela dit, les composantes du Front annoncent leur volonté de développer un programme d’action de longue haleine qui ne sera pas tributaire aux aléas de la conjoncture actuelle.








