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«La traduction n’était pas fidèle»

L’hebdomadaire « Aujourd’hui Le Maroc » du 12/05/2003 a publié une interview que je lui ai accordée précédemment au sujet de l’actualité au Maroc. Comme l’entretien a souffert d’amputations importantes et de contractions sélectives, je me trouve dans l’obligation d’apporter les précisions suivantes :
1- Quand Mr Omar Dahbi m’a contacté pour me demander de lui accorder une interview pour son journal, je lui ai dit que nombre de problèmes se sont posés surtout avec les publications de langue française  (de l’Arabe au Français) et que ce genre de problèmes se multiplie davantage encore quand on résume l’entretien en fonction de ce que comprend, voire de ce que souhaite le traducteur. Il m’a promis une traduction fidèle et de me soumettre la copie traduite avant sa publication.
J’ai accepté la proposition et accordé l’entretien.
2- L’entretien a été traduit et publié sans qu’il me soit soumis comme convenu ; Mes craintes se sont révélées fondées puisque la traduction n’était pas fidèle et des précisions et des détails significatifs ont été soustraits.
3- J’ai revu le résumé dudit entretien publié par «ATTAJDID» dans son N° 656 du 14/05/03; j’y ai précisé les expressions en fonction de ce que je crois et de ce que je vise, surtout au niveau de Imarat al mouminine. C’est un sujet sur lequel je me suis exprimé à plusieurs reprises et depuis plusieurs années.
Je considère qu’il est impératif de préserver Imarat al mouminine tout en la renforçant en tant qu’un des fondements de l’unité nationale et en tant qu’institution chargée de la préservation de la religion et de l’unité nationale et islamique. Imarat al mouminine signifie tout simplement qu’un chef d’Etat, peu importe sa dénomination (ici et là), gère son pays conformément aux enseignements de l’Islam. Le duo : «Régner sans gouverner ou régner et gouverner» est étrange et sans liens avec notre société. Pour nous, le Roi règne et gouverne à la fois. Toutefois, avec l’évolution socio-politique et l’évolution du contenu de la Imara, il est devenu inadmissible de vouloir concentrer tous les pouvoirs et en faire supporter tout le fardeau au chef de l’Etat. Il faudrait donc élargir le cercle de prise de décisions au même titre que se sont accrues les responsabilités et se sont chevauchés les domaines d’intervention. Quand on examine la Constitution marocaine, on constate que les attributions du Roi dépassent les capacités d’un être humain.
4- D’un autre côté, les propos que j’ai tenus en ce qui concerne le PJD ne correspondent pas nécessairement aux dispositions de ce Parti. Il s’agit d’opinions personnelles en tant que membre de ce Parti. Telles sont mes positions auxquelles on doit se référer; je regrette et récuse tout ce qui pourrait altérer mes propos en traduction, explication ou résumé concernant de cet entretien.

Ahmed Raissouni

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