EconomieUne

Le trafic portuaire en hausse de 16,5% à Laâyoune

© D.R

2,2 millions de tonnes y ont transité en 2021

Selon l’Agence nationale des ports (ANP), le port de Laâyoune a enregistré une hausse de 16,5% en termes de trafic portuaire en 2021.
En dépit du contexte sanitaire défavorable et avec 2,2 millions de tonnes ayant transité par le port de Laâyoune au titre de l’année 2021, le trafic de ce port a enregistré une forte progression de 16,5% par rapport à l’année 2020, due notamment à la hausse des importations des hydrocarbures (+16,8%) et des exportations du phosphate (+21,9%).
En 2020, le trafic transitant par le port de Laâyoune a atteint 1,9 million de tonnes, soit environ le même volume enregistré en 2019 (+0,6%). L’activité du clinker au port de Laâyoune a affiché une baisse de 31,1% en 2020, dont le volume s’est chiffré à environ 60.800 tonnes.

Pour rappel, le port de Laâyoune est le principal port polyvalent de la région du grand Sud, dont l’activité commerciale s’élève à environ 5 millions de tonnes annuellement, composées essentiellement d’importations d’hydrocarbures et d’exportations de phosphate et de sable. Il est également le premier port de pêche du Royaume, avec environ 43% des débarquements de la pêche côtière. Les ports de Laâyoune et Dakhla constituent les socles du trafic portuaire commercial de la région du grand Sud ; le port de Laâyoune traite 89% du trafic commercial portuaire de la région.
D’ailleurs la stratégie nationale portuaire 2030 prévoit une importante restructuration de ce port pour s’adapter à l’augmentation des trafics prévisionnels de la région.
En effet, son hinterland recèle un potentiel de développement économique important grâce à la pêche, d’une part, et au programme de développement des énergies renouvelables d’autre part, avec la création d’unités industrielles de production d’électricité (éolienne et solaire).

Selon celle-ci, «pour le port de Laâyoune, une extension du quai de commerce existant sur 150 ml à -8 m/zh doit être prévue. Cela implique une extension de la digue principale et un approfondissement du chenal d’accès. D’autres adaptations sur les quais existants afin de disposer d’un linéaire rectiligne sans obstacles, telles que l’enlèvement de l’ancienne contre-digue située au milieu du bassin et le déplacement de la rampe RORO, sont nécessaires».
En effet, un projet d’extension de ce port est en cours actuellement et qui ouvre de nouvelles perspectives pour son développement. Dans ce sens l’ANP a lancé l’année dernière les études techniques pour l’extension de cette infrastructure, et qui ont porté sur le reparamétrage des ouvrages du port et la définition de l’avant-projet détaillé de l’extension.
Notons que le complexe portuaire de Laâyoune est composé de deux sites : le port abrité bâti en 1986, dont l’activité est centrée sur la pêche, les hydrocarbures et les exportations de sable et le wharf phosphatier construit en 1968, pour répondre spécialement au besoin d’exportation du phosphate de Boucraâ, d’où il est acheminé par convoyeurs.