En dépit des efforts, peu d’institutions sont sensibles aux projets
Trois ou quatre institutions auraient joué le jeu avec le HCP. Ce dernier, dans le cadre de son programme de transformation digitale, vient de réitérer son appel aux entreprises à souscrire à la plateforme digitale d’échange d’informations sur la conjoncture économique nationale.
Face à une forte volonté des pouvoirs publics, il existe malheureusement une faible adhésion des acteurs sur le marché. Le récent appel du HCP à l’adhésion à ses efforts en dit long sur la situation. Alors que le Haut-commissariat au Plan a mis en place des plateformes pour digitaliser ses échanges avec les institutions, celles-ci, à quelques exceptions près, ne suivent pas l’effort. Trois ou quatre institutions auraient joué le jeu avec le HCP. Ce dernier, dans le cadre de son programme de transformation digitale, vient de réitérer son appel aux entreprises à souscrire à la plateforme digitale d’échange d’informations sur la conjoncture économique nationale. Cette plateforme de collecte de données statistiques à distance pour les enquêtes de conjoncture auprès des entreprises, mise en place au troisième trimestre 2021, utilisera le canal «Internet» et mettra à la disposition des entreprises des formulaires en ligne qui remplaceront ainsi les anciens questionnaires «papier», indique un communiqué du HCP.
Ce nouveau dispositif permettra un gain de temps, une interactivité continue avec les entreprises et répondra par la même occasion aux contraintes de distanciation sanitaire, souligne le communiqué. En outre, la plateforme mise en place est dotée de mécanismes de sécurité efficaces afin de garantir la confidentialité des données recueillies. Lancée en juillet dernier, l’opération de collecte via ce mode limité à un périmètre restreint est maintenant élargie à l’ensemble de l’échantillon d’entreprises industrielles, objet des enquêtes trimestrielles de conjoncture, ajoute le HCP, notant qu’elle sera étendue dans un second temps aux entreprises des secteurs des services, du commerce et de la construction échantillonnées dans le cadre de cette enquête. La généralisation de ce dispositif à l’ensemble des enquêtes entreprises, prévue par le programme de digitalisation du HCP, dépendra du rythme d’adhésion des entreprises à ce nouveau mode.
Il est porté à l’attention des entreprises qu’une capsule vidéo expliquant toutes les modalités de cette opération est mise en ligne sur le site officiel du HCP, afin de les guider à l’utilisation de cette nouvelle plateforme et leur faciliter le basculement vers ce nouveau mode de collecte. Reste à savoir si cet appel trouvera écho auprès des destinataires. En tout cas, le gouvernement Akhannouch compte doper le secteur. Dans ce sens, l’équipe actuelle s’est dotée d’un ministère pour la transition numérique.
Soutien

La Bourse de Casablanca soutient Morocco Tech. «Morocco Tech ambitionne de positionner le Maroc comme un hub numérique reconnu et de référence. La Bourse de Casablanca de par son activité est, pour reprendre un terme digital, une marketplace.
Elle souhaite marquer son engagement à servir pleinement cette nouvelle dynamique de l’écosystème numérique marocain en jouant son rôle unique de marketplace de données, de marketplace de flux financiers et de marketplace d’idées», indique l’institution qui se montre pleinement mobilisée pour soutenir la nouvelle ambition digitale marocaine et financer les entreprises technologiques qui la porteront.
«La Bourse de Casablanca est par excellence un partenaire privilégié du ministère de la transition numérique et de la réforme de l’administration, du ministère de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, et de l’écosystème marocain du numérique, en contribuant effectivement à la mise en place des facteurs de succès de ce chantier stratégique pour notre pays», apprend-on à ce propos.
[box type= »custom » bg= »#fddeef » radius= »5″]Morocco Tech

Morocco Tech a été lancée en grande pompe vendredi 14 janvier 2022 lors d’une cérémonie dédiée, organisée à Rabat par le ministère de la transition numérique et de la réforme de l’administration. Ce mouvement qui réunit startups, décideurs, investisseurs et acteurs du champ numérique au Maroc est la marque nationale qui va promouvoir le secteur digital marocain.
A travers cette ambition collective, il s’agit de positionner le Maroc comme destination numérique de choix à l’international, de créer une dynamique globale qui profitera à l’ensemble des écosystèmes marocains dans leur transformation numérique et de stimuler la production de technologies premium dans le pays. “Le Maroc est aujourd’hui un hub régional. On dispose d’une des meilleures infrastructures IT dans le monde, des meilleurs talents IT et de startups à succès.
On est aussi l’une des meilleures destinations offshore sur le continent. En termes de qualité de la couverture internet, le Maroc se classe parmi les trois premiers pays en Afrique”, avait déclaré Ghita Mezzour, ministre de tutelle. Lors de son allocution, la ministre a mis en avant le talent des jeunes marocains dans le domaine IT expliquant que c’est le principal levier de cette nouvelle stratégie.
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