Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Cinq malfaiteurs qui ont formé une bande se tiennent devant la Cour poursuivis en état d’arrestation pour constitution d’une bande de malfrats, vols qualifiés, viol et coups et blessures.
Dès le début de leurs interrogatoires, ces mis en cause, âgés de vingt-deux à vingt-huit ans, nient les charges retenues contre eux. Chacun d’eux affirme au président de la Cour qu’il n’a jamais été membre d’une quelconque bande et que les autres mis en cause sont des voisins du quartier, ni plus ni moins. Toutefois, la lecture du procès-verbal montre que les cinq malfrats avaient commis plusieurs agressions contre des victimes aussi bien de jour que de nuit. Ils leur subtilisaient, sous la menace de couteaux, tout ce qu’elles portaient sur elles. Sans pitié, ils ont blessé au dos une victime qui a manifesté une résistance. Cette victime qui s’est présentée devant la Cour a attesté qu’elle venait de descendre d’un grand taxi au quartier Essalmia lorsque trois des cinq malfrats lui ont coupé le chemin pour tenter de l’attaquer. Toutefois, il est arrivé à donner des coups de poing à l’un d’eux avant que l’autre ne lui assène un coup de couteau au niveau du dos. Pire encore, ils ont agressé une mère de famille avant de la conduire, toujours sous la menace d’armes blanches, vers une maison abandonnée pour la violer à tour de rôle. Les larmes aux yeux, cette dernière a raconté à la Cour le calvaire qu’elle a enduré et qu’elle n’arrive jusqu’à ce jour à dormir qu’après avoir pris des somnifères.
Prenant la parole, le représentant du ministère public a requis la peine maximale contre les cinq malfrats qu’il a traités de criminels. Alors que leur avocat, constitué dans le cadre de l’assistance judiciaire, a demandé de les faire bénéficier des circonstances atténuantes.
Verdict : 15 ans de réclusion criminelle pour chacun des cinq malfrats.










