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Le secteur répond à plusieurs objectifs onusiens : Assurance, un levier des ODD

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Le taux de pénétration au secteur des assurances affiche une amélioration soutenue. Il s’est établi à fin 2020 autour de 4,1% contre 3,9% une année plus tôt plaçant ainsi le Royaume au premier rang dans le monde arabe et deuxième en Afrique.

Le secteur des assurances joue un rôle vital dans la réalisation des objectifs de développement durable, notamment la pauvreté. Les personnes non assurées sont en effet plus vulnérables. Tout risque aléatoire peut provoquer une détérioration de leur situation financière et de facto les faire sombrer dans la pauvreté. Le recours aux alternatives traditionnelles pour la prise en charge des risques demeure aujourd’hui inadapté aux mutations que connaît le monde sur le plan social et économique.

Les experts s’accordent à dire que l’accès à l’assurance accélérerait le progrès. Selon eux, la protection contre le risque qu’offrent les assurances est un facteur essentiel de la croissance durable. Ceci s’explique par le fait que le secteur permet une prise de risque calculée garantissant une reconstruction rapide en cas de sinistres ou de catastrophes. L’épreuve de la Covid a révélé les défaillances à combler en matière d’assurance et ce à l’échelle internationale. La crise sanitaire a, en effet, fortement affecté la population non assurée et a mis en exergue des lacunes structurelles à ce niveau. D’où l’importance de renforcer la contribution du secteur en tant que mécanisme de protection. D’autant plus que le secteur regorge de tous les atouts pour promouvoir la résilience et la récupération des efforts de la relance. Au Maroc le taux de pénétration au secteur des assurances affiche une amélioration soutenue. Il s’est établi à fin 2020 autour de 4,1% contre 3,9% une année plus tôt plaçant ainsi le Royaume au premier rang dans le monde arabe et deuxième en Afrique. Toutefois, ce taux reste en deçà par rapport à la moyenne observée dans les pays développés.

C’est démontrer le potentiel à gagner à ce niveau. Globalement la demande des assurances au Maroc est générée généralement par les obligations institutionnelles et contractuelles. Elle touche des catégories distinctes de la population, en l’occurrence les citadins et la classe moyenne. Pour la population à faible revenu ou à revenu modeste, le faible pouvoir d’achat reste le principal frein à leur adhésion aux programmes d’assurances. A cela s’ajoute le manque d’information et de sensibilisation quant aux offres existantes sur le marché. C’est d’ailleurs cette population qui est ciblée par l’assurance inclusive. Un nouveau concept ayant émergé ces dernières années et qui englobe l’ensemble des produits ciblant les populations jusque-là non assurées ou mal assurées à l’instar de la micro-assurance. La population cible est en l’occurrence les ménages à faibles revenus, les personnes âgées, les jeunes de 18-25 ans, les personnes au chômage ou œuvrant dans l’informel, les femmes au foyer…. C’est dans cette perspective que le Maroc a œuvré à élargir le socle de protection sociale. Ce chantier lancé sous Hautes Orientations Royales souscrit pleinement pour la réalisation des Objectifs du développement durable.

Le but étant de réduire la pauvreté et les inégalités ainsi que de renforcer la résilience des ménages face aux risques sociaux. Le Royaume fait ainsi de la protection sociale intégrée une priorité nationale. Une orientation qui tend à consolider les droits sociaux et à garantir la cohésion sociale. Un chantier de réformes importantes a été ouvert bien avant le déclenchement de la pandémie. Citons dans ce sens l’adoption de la loi sur la couverture médicale de base ayant introduit l’assurance maladie obligatoire et le Régime d’Assistance médicale (RAMED). A cela s’ajoute l’expansion de l’assurance maladie aux indépendants (travailleurs non-salariés), la loi sur l’élargissement du régime de retraite aux indépendants, la réforme partielle du système de compensation ainsi que la mise en œuvre de transferts monétaires en faveur des populations défavorisées, notamment les enfants (Tayssir et DAAM). Ces efforts ont été couronnés par le déploiement à l’heure actuelle d’une stratégie nationale visant une couverture médicale sociale généralisée en termes d’assurance maladie et de retraite. Notons que la politique publique intégrée de la protection sociale s’articule autour de trois objectifs stratégiques. L’ambition étant d’assurer un accès universel à un panier de soins essentiels, de sécuriser un revenu élémentaire pour les personnes en situation de vulnérabilité ainsi que d’assurer les prestations d’assistance sociale de qualité pour les personnes en situation difficile.