La réglementation de professions et l’application rigoureuse des textes peuvent grandement aider à remédier à des problématiques complexes.
Sachant que réglementer et encadrer des professions ne doit pas être confondu avec corporatisme ou oligopoles. La situation qui se pose aujourd’hui en matière de prix à la consommation, notamment de produits alimentaires, est l’exemple type de cas où un manque de réglementation peut être très nuisible.
Aux deux extrémités de la chaîne, deux acteurs les plus lésés, à savoir le producteur et le consommateur final. Entre les deux, des intermédiaires qui sont les vrais maîtres du jeu des prix et «décident» en fonction de leurs impératifs de profitabilité. En ne remettant pas en question l’option prise de la liberté des prix, une réglementation de la profession d’intermédiaire qui imposerait, par exemple, des cahiers des charges, des conditions d’accès et des normes d’exercice, aurait probablement changé la donne et évité quelques dérapages. Les pouvoirs publics ont décidé récemment de mettre en place des registres pour encadrer les activités d’importateurs.
Cela contribuera, entre autres, à protéger le consommateur contre les produits dangereux, contrefaits ou autres mais également les entreprises marocaines contre les pratiques malsaines, frauduleuses et destructrices. Une démarche qui pour- rait être dupliquée dans bien d’autres secteurs…










