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Liberté économique, gouvernance et environnement des affaires… Le Maroc bien classé dans le monde arabe

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Les pays arabes ont toujours du mal à attirer les investissements directs étrangers.

C’est ce que conclut le Fonds monétaire arabe de son étude intitulée «Le rôle de la liberté économique, de la gouvernance et de l’environnement des affaires pour attirer les investissements étrangers directs dans les pays arabes». L’objectif étant d’évaluer le rôle des indices de liberté économique et des indicateurs de gouvernance pour attirer davantage d’IDE dans la région. «L’étude révèle que les indices de liberté économique tels que les indices de liberté monétaire et financière sont significativement et positivement liés à l’attractivité des investissements directs étrangers dans la région arabe. De même, l’indice de qualité de la réglementation surpasse tous les autres facteurs de gouvernance pour attirer les flux d’investissements directs étrangers dans la région arabe», peut-on retenir de cette étude. Et de poursuivre que «pour favoriser les entrées d’investissements directs étrangers dans ces pays, les décideurs politiques doivent garantir un niveau élevé de liberté économique, l’efficacité de leurs systèmes de gouvernance, la qualité de leurs institutions et la stabilité de leur environnement commercial en renforçant et en réformant les lois et réglementations pertinentes, en abaissant les barrières à l’entrée des entreprises, la limitation des risques et l’amélioration des politiques de coopération». Malgré les difficultés constatées, des améliorations en termes de liberté économique ont été relevées dans certains pays de la région à l’instar du Maroc qui figure dans le bloc des pays qui fournissent des efforts considérables pour améliorer son attractivité à ce niveau.

Pour illustrer le degré global de liberté économique dans la région, le Fonds monétaire arab s’est référé au rapport 2021 de Heritage Foundation. Il ressort que le degré moyen de la liberté économique dans le monde arabe se situe entre 50 et 80%. Les Emirats Arabes Unis décrochent une moyenne de 76,9% se situant ainsi à la 14ème place au niveau mondial, suivi du Qatar 72%, du Bahreïn 69,9%, Arabie Saoudite 66%, La Jordanie et Oman 64,6%, le Koweït 64,1% et le Maroc 63,3%. Les autres pays arabes ont pour leur part obtenu un score inférieur à 60%. S’agissant de l’indice de liberté d’entreprise, le Maroc s’érige parmi les pays qui améliorent leur climat d’affaires pour attirer davantage d’entreprises. On retrouve dans cette catégorie l’Arabie Saoudite, la Tunisie, les Emirats Arabes Unis, Oman, Bahreïn, le Qatar et Koweït. Se référant au Fonds monétaire arabe, les pays à faible liberté d’entreprise doivent améliorer leur environnement et mettre en œuvre des politiques qui favorisent l’esprit d’entreprise et l’innovation.

Le Maroc figure également parmi les pays arabes ayant fourni un important effort pour réformer leurs lois et réglementations commerciales afin d’atteindre un niveau élevé de liberté et d’attirer les investissements directs étrangers. Aux côtés du Royaume on retrouve également le Bahreïn, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, le Koweït, l’Arabie saoudite, le Liban, Oman et la Jordanie. Il ressort également que le Maroc fait partie des pays ayant développé leur degré de liberté d’investissement à l’instar du Bahreïn, la Jordanie, l’Égypte et Oman au moment où des freins persistent au niveau des autres pays de la région, citons dans ce sens la bureaucratie ou encore les contrôles de capitaux. Notons que les résultats de cette étude ont des implications politiques substantielles pour les décideurs des pays arabes. Dans ce sens, le Fonds monétaire arabe recommande aux pays d’établir un cadre politique global et de réformer les lois et réglementations pertinentes pour améliorer la qualité de leurs institutions. Cela comprend le renforcement de l’état de droit, l’efficacité du gouvernement et la responsabilité, le niveau de stabilité politique et les libertés civiles. Le Fonds plaide également pour la simplification des systèmes de réglementation des investissements dans la région et ce en adoptant un ensemble de règles simples et équitables.
La transparence et le partage des données sont également de mise. Parmi les recommandations émises on relève également la promotion des flux bilatéraux des IDE entre les pays arabes, et ce en offrant davantage d’incitations aux investisseurs régionaux. L’accélération d’adhésion des pays arabes à l’Organisation mondiale du commerce stimulerait les échanges entre les pays de la région et le reste du monde et par conséquent drainerait davantage d’IDE dans le monde arabe.