La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a accueilli mardi 29 mars à Casablanca la première délégation officielle du secteur privé israélien.
Une rencontre qui intervient juste après la mission de la CGEM il y a quelques jours à Tel-Aviv. «A travers cette séance de travail avec les fédérations sectorielles de la CGEM, nous souhaitons identifier davantage d’opportunités, dans de nouveaux secteurs. Des opportunités que nous allons explorer ensemble et transformer en projets apportant de la valeur ajoutée et créant des emplois aux Marocains et aux Israéliens.
C’est surtout un moment d’échange de nos points de vue et de ce que l’on peut réaliser ensemble dans un esprit gagnant-gagnant», indique à ce propos Chakib Alj, président de la CGEM. La délégation israélienne conduite par Ron Tomer, président de la Manufacturer’s Association of Israel (MAI), et Uriel Lynn, président de la Federation of Israeli Chambers of Commerce (FICC), est venue prospecter d’éventuels axes de coopération à tisser avec les entreprises marocaines.
Cet intérêt a d’ailleurs été manifesté lors du Forum d’affaires Maroc-Israël ayant connu un franc succès. «Nous avons été témoins d’un enthousiasme impressionnant de la part des 300 chefs d’entreprise présents, représentant des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie pharmaceutique, l’énergie, la technologie et les startups, l’irrigation, l’éducation, la santé, etc. Des projets importants sont et seront lancés très prochainement». Lors de cette session de travail tenue avec le patronat marocain, la délégation israélienne a plaidé pour davantage de joint-ventures.
«C’est la clé pour dynamiser la coopération entre les entreprises des deux pays», souligne Ron Tomer. Pour sa part, Uriel Lynn indique à ALM que le Maroc et Israël sont en train de bâtir le socle d’un partenariat à la fois fort et durable. «Il existe plu- sieurs opportunités à développer dans le futur avec le Maroc», assure-t-il. Le président de la Fédération des Chambres de commerce israélienne énumère dans ce sens les secteurs clés sur lesquels les entreprises marocaines et israéliennes devraient articuler leur partenariat, notamment celui des énergies renouvelables, de l’agro-industrie et de la sécurité. Avis partagé par Aylet Nahmias-Verbin.
La présidente de l’Institut israélien pour l’exportation et la coopération internationale mise également sur le marché du Halal ainsi que le transfert de technologie comme segment de coopération. Du côté marocain, l’ensemble des fédérations de la CGEM ont présenté les opportunités qu’offrent les secteurs qu’elles représentent. La Fédération de l’automobile a été de la partie. Ces représentants tracent de grandes ambitions dans le cadre de la coopération avec Israël. «Israël est le laboratoire de la voiture de demain. La voiture autonome est l’une des spécialités dont il se distingue et dont nous pouvons bénéficier», confie à ALM Adil Zaidi, PDG de Bennes Marrel Maroc.
Et de poursuivre : «Nous pourrons faire ensemble des clusters de recherche et développement pour profiter de leur expérience et développer le savoir-faire marocain». Les perspectives de partenariat entre les deux pays sont grandes. Elles seront matérialisées par l’organisation prochainement de nombreuses missions et événements sectoriels à l’instar du Forum Maroc-Israël de l’innovation prévu à Casablanca au mois de mai en partenariat avec Startup Nation Central










