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Guénaël Le Guilloux : «La logique est de substituer la part des importations de colza et tournesol par de la production nationale»

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Questions à Guénaël Le Guilloux, responsable du développement international chez Terres Univia et directeur d’Agropol

Rencontré avant une conférence précédant la visite, Guénaël Le Guilloux explique, en tant que responsable chez l’organisation interprofessionnelle, Terres Univia, les différences entre les régions marocaines où est planté le colza. Il révèle également l’importance de la réponse à la demande nationale en ce produit.

ALM : Au Maroc, il existe notamment deux régions connues pour la plantation du colza et tournesol. Quelle est la valeur ajoutée de Fès-Meknès par rapport à Rabat-Salé-Kénitra?

Guénaël Le Guilloux : Les deux régions ont le même potentiel en termes de production. La région de Rabat-Salé-Kénitra a même un historique assez fort sur le plan du tournesol. Dans les années 90, elle faisait partie des régions où il y avait une belle production. Je crois qu’ils ont même continué assez longtemps avec le tournesol de bouche. Il y a une belle production. Il n’y a pas de différence. Les deux zones sont ciblées par la Foléa comme étant des zones de développement important. Dans les deux zones on peur pratiquer l’agriculture de colza et tourneseol. Il y a même une extension pour ce qui est du colza sur la Chaouia si on descend un peu plus bas. C’est un peu moins le cas pour le tournseol parce que les conditions sont beaucoup trop sèches et on n’y arrive pas.

Auriez-vous des chiffres sur l’export de ces deux produits?

La dynamique est plutôt de substituer les importations. On a des besoins très importants au Maroc comme d’autres pays du monde. Aujourd’hui, la très grosse majorité est importée. La logique de l’interprofession c’est de substituer la part de ces importations par de la production nationale et donc de limiter l’impact sur la balance du commerce extérieur. Aussi ça a un impact positif pour tout ce qui est production de céréales qui gagne en termes de performance. Si on est après un colza ou tournesol, on a moins de problème à produire des céréales et la production est plus forte. Cela a un impact positif sur la sécurité et souveraineté alimentaire du pays.

Après ces produits, peut-on passer à la production d’autres comme le quinoa qui n’est pas suffisamment disponible?

Vous abordez un sujet qui n’est pas dans mon spectre. Il est vrai que le quinoa est produit au Maroc. Je pense qu’il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas s’y atteler. Pour ma part, je ne connais pas les codifions de production. Mais en tout état de cause, le fait d’avoir plusieurs cultures qui se succèdent et qui sont comprises dans le système d’exploitation ou quand un agriculteur a plusieurs cultures, cela ne peut être qu’un élément de renforcement de sa résilience et de satisfaction des besoins des populations.