EditorialUne

Edito : Des actes…

© D.R

La rapidité avec laquelle le chef du gouvernement espagnol a répondu à l’appel royal pour se rendre en visite officielle au Maroc indique la ferme volonté de l’État espagnol de dépasser le plus rapidement possible l’étape critique par laquelle passaient les relations entre les deux voisins.

Et cela pour une raison évidente qui ne peut être que les effets certainement ressentis en Espagne à la suite de la dégradation des relations avec le Maroc. En plus d’être les deux pays gardiens et donc responsables d’un des passages maritimes les plus stratégiques du globe, le détroit de Gibraltar, le Maroc et l’Espagne ont naturellement et historiquement bien plus de sujets communs et d’intérêts à partager, voire à cogérer, que de sujets de discorde.

Depuis quelques années déjà, l’Espagne est devenue le premier partenaire économique du Maroc en termes d’investissements et d’échanges commerciaux dans les deux sens.

L’Europe elle- même, et pas seulement l’Espagne, est plus que jamais consciente et a pu constater sur le terrain l’importance d’avoir à sa frontière sud un voisin fiable et crédible surtout dans des conjonctures compliquées et difficiles. Il appartiendra désormais au gouvernement espagnol d’apporter, par des actes, des marques claires de sa réelle intention de repartir sur de nouvelles bases avec le Maroc.