La résilience de l’économie face aux chocs ne s’explique pas seulement par des forces et capacités intrinsèques ainsi que des fondamentaux solides.
Les crises et récessions sont par nature des phénomènes et événements imprévisibles dont personne ne peut prédire ni le contenu, ni le degré de gravité et encore moins le timing. Résister à des chocs violents tels que ceux qui viennent de se produire presque simultanément, Covid, sécheresse puis une guerre, nécessite, en plus des moyens financiers publics, surtout aussi des aptitudes en termes de gouvernance. Face à ce qui est imprévisible, le défi pour un responsable public est de pouvoir réagir à temps et à des situations inédites.
Certes, il y a un travail de préparation planifié et structuré pour gérer les crises. Mais cela suppose également une capacité à apporter et imaginer des réponses de type nouveau en dehors de ce qui est connu et parfois même à l’encontre du conventionnel. Et pour innover, il faut en amont accepter de bousculer l’ordre déjà établi ou encore que les lois, textes et des règlements ne soient pas figés ni gravés dans le marbre ad vitam aeternam. Ce sont cette agilité et réactivité collectives et parfaitement assumées qui font aussi en grande partie la résilience de l’économie marocaine…










