L’importance de la responsabilité sociale des institutions financières et bancaires dans l’amélioration de l’inclusion financière a été au cœur des célébrations de la journée arabe pour l’inclusion financière.
Coïncidant avec 27 avril de chaque année, ce rendez-vous initié par le Conseil des gouverneurs des banques centrales et des autorités monétaires arabes intervient en reconnaissance des opportunités potentielles et importantes qui peuvent être réalisées en améliorant l’inclusion financière pour soutenir le développement économique inclusif et durable, relever les défis du chômage et parvenir à l’égalité. «Il ne fait aucun doute que les répercussions et les défis pour le secteur bancaire et financier à ce stade de reprise soulignent clairement le besoin urgent de renforcer la finance durable et la responsabilité sociale des institutions financières et bancaires au service du développement durable», indique, à cette occasion, le Conseil des gouverneurs des banques centrales et des autorités monétaires arabes. Le Conseil insiste dans ce sens sur l’adoption d’une stratégie de responsabilité sociale visant à poursuivre le développement et l’autonomisation des membres de la communauté dans la région arabe.
L’idée étant également de soutenir le secteur financier et bancaire afin de renforcer l’impact de la responsabilité sociale sur l’inclusion financière. A cela s’ajoute l’adoption d’outils et de mécanismes appropriés pour vérifier l’inclusion de la responsabilité sociale et environnementale dans les stratégies et les politiques des institutions financières. Cette feuille de route devrait également vérifier les progrès des indicateurs et de les mettre en évidence dans les rapports périodiques élaborés par ces institutions.
En effet, les statistiques récentes publiées par la Banque mondiale reflètent les efforts des pays arabes pour améliorer l’accès aux services financiers. Elles relèvent une augmentation en moyenne à 48% de la population masculine adulte dans les pays arabes. Ce pourcentage ressort à 26% pour les femmes et 28% pour les groupes à faible revenu. «Bien que ces statistiques cachent des disparités à cet égard entre genre et pays arabes, elles mettent encore en évidence les grandes opportunités potentielles en particulier pour les institutions financières et bancaires qui peuvent être exploitées pour soutenir l’accès aux services financiers dans les communautés arabes en renforçant la responsabilité sociale de ces dernières institutions et groupes cibles qui ne sont pas financièrement inclus grâce à l’adoption de politiques appropriées», souligne dans ce sens le Conseil des gouverneurs des banques centrales et des autorités monétaires arabes. A l’occasion de cette journée, le Conseil exhorte les gouverneurs des banques centrales arabes à renforcer la confiance des consommateurs envers la responsabilité sociale des institutions bancaires et financières. Cette instance insiste par ailleurs sur le lancement des programmes de responsabilité sociale pour les institutions bancaires et financières et leur traduction dans des rapports périodiques ainsi que sur le ciblage des catégories exclues financièrement en adoptant des politiques appropriées de crédit.
[box type= »custom » bg= »#fddeef » radius= »5″]Quid du Maroc ?
L’inclusion financière se place au centre des préoccupations des pouvoirs publics. Le Royaume fait de cette approche un axe d’inclusion économique et sociale des Marocains. C’est dans cette optique qu’une stratégie nationale a été lancée en 2019 axée autour de sept leviers dont le paiement mobile, la microfinance, le développement d’une assurance inclusive ainsi que l’élargissement des offres bancaires au service de la population rurale et de la très petite entreprise. Après la mise en place de ses instances de gouvernance et de pilotage et la définition des rôles et des responsabilités des différents intervenants, l’implémentation de cette stratégie a démarré de manière effective à la veille de l’émergence du virus de la Covid-19.
Toutefois, ce contexte pandémique a donné un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de cette feuille de route pilotée par le ministère de l’économie et des finances, Bank Al-Maghrib et l’ensemble des intervenants de l’écosystème financier. Le bilan dressé fait état de la réalisation de 33 % des actions planifiées. Il est à souligner que le contexte pandémique a permis d’engager une réflexion sur la re-priorisation des actions en cohérence avec les besoins de la réponse nationale face à la crise. Citons dans ce sens la distribution des transferts directs aux ménages dans le cadre de l’opération Tadamon ou encore le développement du paiement mobile. De même, les incitations fiscales intégrées dans le cadre de la loi de Finances rectificative et l’effort de communication institutionnelle ont permis une accélération de l’adhésion des commerçants de proximité.
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