Elles sont 2.873 entreprises à être en phase de dissolution en 2022. Rien qu’au mois d’avril, 592 entités se sont engagées dans ce circuit.
Pour ce qui est des radiations, elles ont concerné 2.636 entreprises dont 498 en avril. C’est ce que l’on peut retenir du dernier baromètre de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). Ces indicateurs sont en hausse par rapport à ceux révélés à la même période de l’année précédente. Les 4 premiers mois de l’année 2021 ont été marqués par la radiation de 2.272 entreprises. Dans les détails, Casablanca-Settat arrive en tête des régions ayant compté le plus de radiations depuis début 2022. La région capte à elle seule 32,2% des radiations contre 17,4% pour Marrakech-Safi, 14,6% pour Rabat-Salé-Kénitra et 11% pour Tanger-Tétouan-Al Hoceima. La part de Fès-Meknès dans ce processus est de 7,8% contre 6,1% pour Souss-Massa et 5,6% pour l’Oriental. Ces parts reviennent à 1,9% pour Béni Mellal-Kénitra, 1,6% pour Drâa-Tafilalet. Les radiations au niveau des provinces du Sud sont infimes. On note un ratio de 0,8% au niveau de Laâyoune-Sakia El Hamra, 0,6% au niveau Guelmim-Oued Noun et 0,2% pour Dakhla-Oued Ed Dahab.
Pour ce qui est des secteurs, le commerce est le plus touché avec une part de 29,7%, suivi des services divers. Le secteur du BTP et activités immobilières capte également 21,7% des radiations contre 6,9% pour les industries, 6,1% pour les hôtels et restaurants, 5,1% pour les transports, 4,5% pour le secteur des TIC, 1,9% pour l’agriculture et pêche et 1,2% pour les activités financières. Notons que plus de la moitié des entreprises radiées sont des sociétés à responsabilité limitée (SARL). Ces radiations concernent à hauteur de 31% les entreprises âgées entre 2 et 5 ans et 30,6% celles ayant entre 5 et 10 années d’activités. La part des entreprises ayant entre 10 et 20 ans d’existence dans ce processus de radiation est de 20,8% contre 13,04% pour celles naissantes (0-2 ans). Il ressort également que seulement 4,2% des entreprises radiées ont au-delà de 20 ans d’exercice. En parallèle, le rythme de création se poursuit mais à une cadence moindre que celle observée à la même période de l’année précédente.
Au mois d’avril 2022, l’OMPIC recense 5.323 nouvelles entreprises personnes morales contre 7.114 à la même période de l’année précédente. Pour ce qui est des entreprises personnes physiques, 2.430 nouvelles entités ont été créées au quatrième mois de l’année contre 3.059 à la même période de l’année précédente. Ces chiffres correspondent aux immatriculations d’entreprises et ce en dépit de leur statut juridique.
Ainsi, le nombre de créations des entreprises a atteint au titre des quatre premiers mois de l’année 32.510 entités dont 22.819 des entreprises personnes morales et 9.691 entreprises personnes physiques. Ces nouvelles créations concernent principalement le commerce (35,86%), le BTP et activités immobilières (18,63%), les services divers (17,28%). Le secteur des transports abrite pour sa part 9,21% des créations, contre 6,83% pour les industries, 6,18% pour les hôtels et restaurants, 2,6% pour le secteur des TIC, 2,3% pour l’agriculture et la pêche et 1,11% pour les activités financières. Pour ce qui est de la répartition sectorielle, 9.306 nouvelles immatriculations ont été enregistrées au niveau de Casablanca-Settat tandis que 4.465 autres ont été recensées au niveau de Tanger-Al Hoceima et 4.424 au niveau de Rabat-Salé-Kénitra.
La région Marrakech-Safi détient quant à elle 3.037 entités nouvellement créées. Ce chiffre revient à 2.592 entités à Fès-Meknès et 2.146 au niveau du Souss-Massa. La région de l’Oriental a connu par ailleurs la création de 1.768 entités au titre des 4 premiers mois de l’année, devançant Laâyoune-Sakia El Hamra (1.537 nouvelles entreprises) et Béni Mellal-Khénifra (1.184 entités).
Le baromètre de l’OMPIC fait également ressortir la création de 941 entreprises au niveau du Drâa-Tafilalet, 756 à Dakhla-Oued Ed-Dahab et 354 à Guelmim-Oued Noun. Notons que 62,3% des nouvelles créations sont des sociétés à responsabilité limitée à associé unique (SARLAU). Les SARL arrivent en deuxième position (37,4%) au moment où les sociétés anonymes ne représentent que 0,2% des nouvelles immatriculations.









