La moyenne mensuelle de verbalisation est de 164.426 infractions. Casablanca détient la première place en termes d’infractions avec 427.640 en 2021, suivie de Rabat avec 192.594 et Fès 181.526.
La DGSN renforce d’année en année son dispositif de contrôle routier. Radars, motocyclistes, équipements technologiques… la police ne lésine pas sur les moyens. Elle déploie son arsenal de dissuasion tout au long de l’année pour faire respecter la loi face à un nombre de plus en plus croissant d’automobilistes.
Plus de 1,9 million de véhicules verbalisés en 2021
En 2021, on compte à 1.973.113 le nombre de véhicules verbalisés contre 1.585.639 en 2020, soit en hausse de 24% par rapport à 2020. Pour ce qui est du nombre de procès-verbaux de contraventions dressés, il est de 333.123. Les amendes transactionnelles forfaitaires en 2021 s’élèvent à 1.639.990. De son côté le nombre de personnes présentées à la justice atteint 2.752. La moyenne mensuelle de verbalisation est de 164.426 infractions. Casablanca détient la première place en termes d’infractions avec 427.640 en 2021, suivie de Rabat avec 192.594 et Fès 181.526. Par ailleurs, la vérification de l’état mécanique des véhicules fait aussi partie du dispositif de contrôle routier. En 2021, le contrôle de l’état mécanique des véhicules a donné lieu à 16.549 infractions (5.821 camions, 1.217 autocars, 9.511 véhicules utilitaires). Le bilan du contrôle technique fait ressortir 5.993 véhicules ayant un défaut de visite technique, 4.848 pour équipements de sécurité non conformes, 4.848 cas de marchandises non bâchées, 1.474 cas de surnombre, 1.094 cas de pneus usés, 293 cas de freins inopérants, 216 cas de défaut d’éclairage et 39 cas de dégagement de fumée.
Bilan des unités des radars mobiles
62.373 sorties des radars mobiles ont été effectuées en 2021 s’élevant ainsi à un temps d’utilisation de 219.791 heures. Plus encore, 423.523 amendes transactionnelles et forfaitaires ont été perçues et 453.645 infractions de dépassement de vitesse réglementaire ont été recensées sur cette période. Ces dernières constituent 23% de l’activité globale des services de police en matière de répression des infractions au code de la route. Selon la DGSN, 30.121 PV de contraventions ont été dressés sur la même période. Dans ce schéma, la DGSN a mis en place un dispositif robuste appelé «SGICR» pour le suivi des infractions au code de la route. Ce système permet d’effectuer la saisie de manière instantanée des données relatives aux infractions au code de la route. Les services de police font appel à la technologie. En 2022, dans diverses villes du Maroc au niveau des axes les plus accidentogènes, 522 radars automatiques nouvelle génération sont déployés. Ces radars ont non seulement un rôle dissuasif mais un rôle qui qui renforce le principe de l’égalité dans sanctions pour tous. En plus du dispositif mis en place pour assurer la sécurité routière, de nouvelles brigades de motocyclistes de la circulation routière sont créées, dont la plus récente date du mois de mars 2022 à la Sûreté provinciale de Salé.
«De par la mobilité facile et la rapidité de déploiement, les agents motocyclistes ont des missions diverses, pour la régulation et la décongestion de la circulation routière et la lutte contre l’insécurité routière, la prévention de la lutte contre la criminalité, l’intervention rapide dans les lieux d’accidents, ainsi que l’escorte des personnalités ou de convois de fonds de valeurs», affirme le contrôleur général Abdellah Majjane, directeur de l’Ecole des spécialités à l’Institut royal de la police de Kénitra dans le dernier numéro de la revue de la police consacré à la sécurité routière. Cette école forme les brigades motocyclistes pour être en capacité de piloter diverses motos. Le volet de la sécurité routière occupe une place importante dans la formation des futurs agents motocyclistes. Pour la sécurité des motards, la DGSN a misé sur la modernisation des équipements de protection qui sont devenus plus renforcés. «C’est ainsi que le nouvel uniforme intègre des systèmes de protection du dos, des genoux, des coudes et des épaules, etc. Quant au casque de protection homologué, il est doté d’un écran de protection des yeux avec un système de ventilation et un système de communication intégré pour la liaison avec la salle de commandement et de coordination», souligne le directeur de l’Ecole des spécialités. Notons que la formation des agents motocyclistes dure en général 12 semaines et échelonnés en phases théorique et pratique. Avec l’arrivée des systèmes intelligents, hybrides et très connectés, l’environnement de la sécurité routière et de la mobilité change. Ce qui pose un véritable défi pour les autorités en charge du contrôle routier. Dans ce contexte, la police de demain sera amenée à faire usage de plus en plus de moyens de nouvelle génération et des outils de plus en plus numérisés pour détecter les infractions. Elle devra également utiliser «le mobile» pour être pleinement informée sur le terrain, rédiger les contraventions et les comptes-rendus sur place, de façon connectée et numérique, accéder aux renseignements sur les véhicules et les permis de conduire de façon instantanée.










