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Rapprocher l’école

© D.R

Les chiffres sur l’abandon scolaire sont toujours inquiétants. Lors de l’année scolaire 2020-2021, ils ont encore été 331.000 enfants à être éjectés du système.

Ce chiffre intenable, et malheureusement authentique, a été dévoilé lors d’une rencontre sur le développement humain. La réforme de l’enseignement, en plus de transformer qualitativement l’école publique, a également pour finalité de devenir inclusive. Mais elle ne peut pas y arriver à elle seule car l’enseignement et les problèmes techniques de l’apprentissage ne sont qu’une petite pièce d’un grand puzzle.

L’attractivité de l’école trouve également ses déterminants dans d’autres facteurs exogènes au système éducatif lui-même. L’urbanisme par exemple, pour lequel un dialogue national vient d’ailleurs de s’ouvrir, a des répercussions directes sur la scolarité des enfants à travers l’agencement des villes, des quartiers, des équipements publics… L’éloignement, le manque de dessertes par le transport ou encore un emplacement inapproprié parce qu’excentré, non sécurisé, ou non couvert par des services de base ou parla route, sont autant de paramètres qui contribuent à l’abandon scolaire.

Les ingénieurs urbanistes, les collectivités territoriales et, de manière générale, tous les acteurs centraux ou locaux qui agissent dans le secteur ne peuvent pas ignorer que l’urbanisation ne se réduit pas à planifier des espaces résidentiels, à anticiper les besoins en logements ni seulement à dimensionner les infrastructures de base comme les voiries et les réseaux.

Des agglomérations ou des groupements d’habitations, même en milieu rural, sont surtout un cadre de vie saine qui prend en considération tous les aspects du quotidien et fournit les conditions d’épanouissement à commencer par l’apprentissage et l’enseignement.