Culture

«Notre idée est de rapprocher les gens de certains endroits emblématiques de Tanger»

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Moulay Ahmed Alami nous parle de l’objectif et des nouveautés de cette édition, qui vient de prendre fin le 24 septembre au Palais des institutions italiennes à Tanger.

 

ALM : Est-ce que TANJAzz 2022 garde ses mêmes concept et son même objectif que les éditions précédentes ?
Moulay Ahmed Alami : Nous avons vraiment pris deux bonnes années de réflexion, mais la réalité du terrain est toujours différente de ce que nous pouvons réfléchir. Nous voulons quelque chose de plus intimiste et plus festive, où il y a une énergie qui soit centrée autour du cœur du palais. Deuxièmement, nous ambitionnons de renforcer l’animation de la ville. Nous voulons partager en musique notre âme et amour qu’on a pour Tanger avec les festivaliers et faire découvrir la ville pour ceux qui ne la connaissent pas ou ceux qui désirent la redécouvrir. Notre idée est de rapprocher les gens de certains endroits emblématiques de Tanger, ce que nous voulons mettre en avant. Ainsi, nous avons pensé à la fanfare qui déambulait dans la ville. Ce qui nous a permis de réaliser un circuit à la Kasbah qui démarre par des fanfares et se termine par un concert sur la scène Socco Alto et deux autres sur la scène BMCI Kasbah, située à la Place Bab Diwana.

Qu’est-ce qui distingue TANJAzz 2022 de ses précédentes éditions ?
Chaque programmateur a sa vision des choses. Je trouve que mes goûts pour le jazz diffèrent de ceux de Philippe Lorin, ancien organisateur du festival de TANJAzz avec la Fondation Lorin. J’ai envie d’avoir un festival de jazz ouvert sur d’autres styles musicaux, qui ont le jazz pour origine. Nous présentons cette année un programme de très haut niveau et nous voulons aussi y intégrer une programmation marocaine. Nous essayons toujours de nicher de jeunes talents du jazz. Nous voulons garder cette atmosphère festive et dansante du festival avec des cours de danse Swing au Dixil et ensuite les danseurs qui viennent se mélanger à la foule et la faire danser. Cette ambiance dansante est aussi particulière à TANJAzz.

Est-ce que TANJAzz 2022 continue sur la même lignée de la programmation des concerts avec des têtes d’affiche internationales ?
Nous avons voulu une programmation équilibrée pour chaque soir, qui sera aussi fort que le suivant. Nous avons programmé pour les premières soirées des concerts avec des têtes d’affiche : Bonga sur la scène BMCI et Monty Alexander sur la scène Jazz. Pour vendredi, nous avons eu sur scène Avishai Cohen d’un côté et Goran Bregovic de l’autre. Et pour samedi, nous avons eu au programme Youn Sun Nah, la Sud-Coréenne la plus sollicitée sur les scènes de jazz et on va finir la soirée avec El Grupo Compay Segundo. C’est une édition équilibrée entre du jazz et de la world music et des jolis noms sur des scènes publiques comme Mehdi Nassouli, Gnawa Express, les frères Souissi.

Etes-vous satisfait de la fréquentation du festival ?
Historiquement, jeudi est une journée où les Tangérois sortent peu le soir. A TANJAzz, on a démarré en fanfare si l’on peut dire, dès le premier soir on était à 2.000 personnes au palais. L’ambiance du vendredi montait. Et c’était l’apothéose pour samedi. Pour les concerts en ville, il y avait beaucoup de monde qui suivait la fanfare et sur la grande scène publique.