Les parlementaires vont reprendre cette semaine leurs travaux en sessions plénières avec l’ouverture de la deuxième année de la législature.
La session d’octobre est traditionnellement et principalement accaparée par les tractations au sujet du projet de loi de Finances. Ce dernier est, bien entendu, l’occasion pour le gouvernement et les élus de la majorité de traduire en budgets d’actions les orientations prises qui ont fait l’objet d’engagements en début de mandat ou encore d’allouer les fonds nécessaires aux grandes réformes entamées.
L’exercice est un passage obligé mais il est chronophage et, surtout, il porte par définition sur un horizon court de douze mois durant lesquels les donnes peuvent pourtant changer. Preuve en est, le gouvernement a dû au moins à deux reprises, depuis janvier 2022, procéder à un redimensionnement des budgets pour parer aux urgences et s’adapter aux évolutions conjoncturelles.
Cela dit, en parallèle, il y a tout un volume de travail qui doit se poursuivre en termes de législation pour continuer à faire avancer les chantiers pluriannuels. Face à cette dualité temporelle, il appartient donc aux élus comme à l’Exécutif de trouver au bon timing le bon dosage entre les ajustements dictés par les impératifs du moment et la nécessité de garder le cap fixé par les visions à long terme. Et pour l’heure, l’exercice est plutôt réussi.










