La flambée des prix à l’international est une réalité difficile à ignorer sauf pour certains qui, soit de mauvaise foi, soit par ignorance, veulent en faire un sujet de surenchère politicienne maroco-marocain. Le fait est que la hausse des cours mondiaux des matières premières ou des services et prestations comme le fret, entre autres, induit évidemment une explosion de la facture énergétique du Maroc par exemple. Certes. Mais en même temps elle profite aussi à l’économie marocaine, notamment pour ce qui est des produits exportés. En attestent les évolutions records des recettes générées par les exportations que l’Office des changes rend publiques chaque mois. Pour le champion de l’export, à savoir la famille des phosphates et dérivés, les exportations au titre des neuf premiers mois de l’année frôlent les 92 milliards DH, soit une évolution remarquable de +66% par rapport à leur niveau de 2021. La donnée la plus intéressante, surtout, est que cette évolution est en grande partie le résultat d’un effet de prix puisque le cours mondial de la tonne des engrais chimiques a doublé entre 2021 et 2022, passant de 4.300 à 8.700 DH. En même temps, et pour confirmer l’effet prix, les volumes, eux, ont baissé de 10%. Les produits agricoles, et agroalimentaires, les produits manufacturés et autres ont eux aussi tiré profit de la hausse des prix à l’international. Comme quoi, la poussée inflationniste est finalement un phénomène qui agit dans les deux sens et le tout est de trouver les mécanismes en interne pour amortir les chocs.










