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Gaza : début du processus de retrait

"Je peux confirmer que l’opération de notification aux colons a débuté", a indiqué le porte-parole à l’AFP.
Au cours de cette opération, les soldats et policiers devaient distribuer des ordres écrits d’évacuation. Ceux qui refuseront d’obtempérer d’ici mardi à 00H00 (21H00 GMT) seront amenés de force si nécessaire vers des autobus qui les transféreront vers le territoire israélien.
"L’Etat a décidé et le moment est venu d’appliquer cette décision. Ce redéploiement est déchirant, mais il est vital pour un Etat d’Israël démocratique", a affirmé le ministre de la Défense Shaoul Mofaz à la radio militaire.
Israël a entamé officiellement dimanche soir à minuit (21H00 GMT) son retrait historique de la bande de Gaza après 38 ans d’occupation en déclarant illégale la présence d’Israéliens dans cette région.
Le point de passage de Kissoufim entre Israël et Goush Katif, principal bloc des colonies de la bande de Gaza, a été fermé par l’armée à minuit, donnant formellement le coup d’envoi des opérations d’évacuation.
"Stop! selon la loi il est interdit d’entrer dans la bande de Gaza et d’y séjourner", était-il écrit en hébreu et en anglais sur des panneaux rouges accrochés à la barrière, qui a été baissée pour bloquer la route à Kissoufim.
"Il s’agit de la fermeture définitive de la route de Kissoufim vers Gaza. A partir de ce moment, toute entrée et séjour dans la bande de Gaza sont interdits par la loi aux Israéliens", a déclaré une porte-parole de l’armée israélienne.
Le général Guy Tzur, chargé de l’évacuation des colons sur le terrain, a estimé que celle-ci durerait trois semaines et a exprimé le voeu que les colons ne décident pas d’opter pour la violence.
"La destruction des maisons de colons commencera dans six semaines", a-t-il indiqué. Il a estimé que, d’ici mardi minuit, la moitié des habitants devraient être partis.
Selon lui, "entre 3.000 et 4.000 personnes qui ne sont pas des résidents du Goush y ont pénétré ces derniers jours. Nous saurons nous occuper d’eux".
Des colons, de leur côté, ont apposé dimanche soir sur leurs portes des affiches orange, la couleur choisie par les opposants au retrait. "Cher soldat et cher policier, ici vit la famille (….) depuis (…) ans. En frappant à cette porte tu vas commettre le crime le plus horrible de l’histoire d’Israël. Ne le fais pas. Tu n’es pas obligé d’obéir à un ordre immoral aussi cruel. Nous ne partirons jamais d’ici".
Dans plusieurs colonies, les opposants au retrait, des dizaines de jeunes venus d’Israël ou de colonies de Cisjordanie, ont bloqué les entrées des colonies à l’aide de poubelles, de pneus, de fils de fer barbelé avant de faire leur prière du matin.
La distribution des ordres d’expulsion au porte à porte par des soldats et des policiers a été annulée dans cinq colonies (Netzarim, Kfar Darom, Dougit, Hatzmona et Katif). Les ordres d’évacuation seront distribués par l’intermédiaire des différents secrétariats de ces implantations, a-t-on indiqué de sources militaires.
"La main tendue aux frères", tel est le nom de code donné par l’armée israélienne à cette opération.

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