Introduction de simulateurs dans l’examen pratique, 1.000 nouvelles questions pour le test théorique, création d’un permis digital…
Les responsables assurent que l’introduction des simulateurs de conduite se fera dès la nouvelle année mais elle sera généralisée d’une manière progressive avec l’objectif affiché de garantir une évaluation objective et transparente.
Vers une nouvelle remise à plat du système d’obtention du permis de conduire au Maroc. 2023 sera l’année des grands changements dans ce domaine. Les responsables veulent ainsi renforcer la transparence dans l’obtention de ce fameux sésame et appuyer la culture du mérite. Concrètement, la nouvelle année connaîtra pour la première fois dans le domaine civil l’introduction d’un simulateur de conduite dans l’examen pratique pour l’obtention du permis. Si ce genre d’appareil est déjà utilisé depuis des années dans la formation de certains corps de métiers comme les motards, le département du transport a fait ce choix pour dématérialiser encore plus le processus d’obtention du permis.
Les responsables assurent que l’introduction des simulateurs de conduite se fera dès la nouvelle année mais elle sera généralisée d’une manière progressive avec l’objectif affiché de garantir une évaluation objective et transparente des habilités de chaque candidat. L’examen théorique n’est pas en reste. En effet, le ministère du transport et de la logistique annonce la mise en exploitation d’une nouvelle base de données de 1.000 questions pour le test théorique.
Des changements qui tiennent en considération les nouveautés dans le domaine. Cela dit, la plus grande nouveauté sera le lancement dans les prochains mois d’un permis de conduire 100% digital. Les responsables laissent entendre toutefois que ce nouveau permis digitalisé ne sera pas accessible à tout le monde.
Seules des catégories de fonctionnaires ainsi que les professionnels concernés pourront obtenir ce nouveau document qui offre une multitude de nouveaux services, assure-t-on auprès de la tutelle. La transparence et la lutte contre toute tentative de fraude restent tout de même le principal souci des autorités dans le domaine de l’examen pour l’obtention des permis. Dans ce sens, les responsables expliquent que 2023 connaîtra la mise en place dans les salles d’examen à travers le pays d’une caméra individuelle pour chaque candidat. Il s’agit donc de rendre encore plus transparent le processus d’examen. Par ailleurs, les prochains mois connaîtront la généralisation de la disponibilité des services en rapport avec le permis à toutes les agences de Barid Bank et de Barid Cash pour englober toutes les prestations fournies ou assurées par la Narsa (Agence nationale de sécurité routière). Il est question, en outre, de poursuivre le processus de dématérialisation des procédures d’enregistrement des véhicules et des auto-écoles sans oublier la numérisation des archives et l’acquisition d’un nouveau programme pour la gestion électronique des dossiers. Enfin, le ministère du transport et de la logistique entend lancer un centre d’appels pour recevoir les réclamations et orienter les usagers. A noter que le mois d’octobre dernier a connu la tenue des travaux de la sixième session du conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), qui ont porté sur les activités et les comptes de l’agence au titre de l’année 2021.
A cette occasion, le ministre du transport et de la logistique, Mohamed Abdeljalil, a rappelé que l’enregistrement des baisses de nombre de morts et de blessés, par rapport à l’année de référence de la Stratégie nationale de sécurité routière 2017-2026, ne correspond pas aux attentes et aux objectifs fixés par ladite stratégie, ce qui nécessite la mobilisation de davantage d’efforts par l’ensemble des acteurs institutionnels, professionnels, ainsi que par la société civile, indique un communiqué de la Narsa.
A cet égard, les deux premières années de la création de l’agence ont connu le lancement de nombreux projets, tels que l’accord signé avec Barid Bank et Barid Cash, la révision de la banque de questions relatives à l’obtention du permis de conduire, la préparation de la mise en place du système informatique pour la gestion des permis de conduire et de l’immatriculation des véhicules, la mise en place du programme de renouvellement du parc et du programme de formation des conducteurs professionnels et la poursuite du suivi automatisé des infractions à travers l’installation de radars de nouvelle génération.










