L’agriculture dans la région de Fès-Boulemane dispose d’atouts majeurs et des avantages topographiques pouvant constituer un véritable pôle de développement local. Un document publié par la wilaya de la région Fès-Boulemane a mis en exergue la fertilité des sols et les précipitations favorables qui constituent des ressources naturelles permettant une production agricole diversifiée.
Bien que Fès soit spécialisée dans les cultures maraîchères et Boulemane dans l’élevage, la production agricole régionale est dominée par les céréales et les fourrages participant ainsi à hauteur de 8 % dans la production nationale. L’occupation des sols en céréales, légumineuses alimentaires, cultures maraîchères, fourragères et industrielles ainsi qu’en arboriculture fruitière, s’étend sur environ 48.648 hectares, soit 70 % pour les céréales (201.827 ha).
L’olivier a également un rôle déterminant au niveau de la structure de l’agriculture de la région et selon document, l’industrie de transformation alimentaire de la ville de Fès s’est développée. Cette dernière dispose d’un potentiel régional à mettre en valeur particulièrement dans les filières des câpres et des olives, du lait, des viandes rouge et blanche. Le secteur de l’élevage est orienté principalement vers une production laitière pour répondre à une demande constamment croissante de lait et des produits laitiers dans les grands centres urbains. L’existence de vastes terrains de parcours dans les hauts plateaux de Missour et les forêts du Moyen Atlas incitent à l’élevage des ovins et des caprins et l’extension des superficies irriguées. Ces éléments ont permis, ces dernières années, le développement d’un élevage intensif et moderne grâce à la production assurée de différentes cultures fourragères, a noté le document. Le bulletin de la wilaya a, à cet égard, fait état de l’existence dans la région de quelque 52.172 bovins, 217.676 caprins et 789 camelins.
Le document a par ailleurs souligné les riches et nombreuses potentialités de la région, avec une superficie agricole exploitée supérieure à 318.000 ha dont 13 % sont irrigués, possédant des sols bruns, riches en éléments nutritifs, et des sols "tirs et vertigos" représentant la meilleure valeur ajoutée t à la zone "bour" favorable, et grâce à une pluviométrie variant entre 400 et 600 mm au nord, cette région recèle des possibilités d’extension des superficies irriguées et peut introduire de nouvelles cultures.









