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Pluies et chutes de neige: La situation des barrages s’améliore

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Eau : Le niveau de remplissage des barrages s’est amélioré après les récentes chutes de neige et des pluies. Les barrages Al Massira et Abdelmoumen affichent une situation toujours critique avec un taux de remplissage d’à peine 5 et 5,5% respectivement.


Selon la Direction générale de l’hydraulique, le taux de remplissage au niveau national a atteint 32,8% à la date du mardi 21 février 2023. Un niveau comparable à la même date l’année précédente où ce taux avait atteint les 33%. Actuellement, les réserves de l’ensemble des barrages se situent à 5,28 milliards de mètres cubes pour une capacité globale de 16,12 milliards de mètres cubes. Plusieurs barrages affichent un taux de remplissage satisfaisant.

C’est notamment le cas des barrages de Nakhla (100%), Chefchaouen (100%), Acharif El Idrissi (100%), Garde duSebou (97,7%), Tanger- Méditerranée (99%), Smir (94,3%) et Allal Al Fassi (92,1%) ou encore Sidi Said Maachou (96,2%). Deux barrages affichent une situation toujours critique avec un taux de remplissage en dessous des 10%. Le deuxième plus grand barrage du Royaume, à savoir le barrage Al Massira, affiche un niveau toujours alarmant avec un taux de remplissage de seulement 5%.

D’une capacité de 2,6 milliards de mètres cubes, ses réserves se situent à 132,4 Mm3. A la même date de l’année dernière, le barrage Al Massira avait affiché un taux de remplissage de 6,5%. Ses réserves étaient estimées à 173 Mm3. Il en est de même pour le barrage Abdelmoumen qui affiche également un niveau critique avec un taux de remplissage de 5,5% et des réserves établies à 10,9 Mm3. Pour ce qui est de la situation des autres barrages, notons que le barrage d’Al Wahda, plus grand barrage du Maroc, affiche un taux de remplissage de 58,5% contre 56,4% à la même date l’année dernière. D’une capacité d’environ 3,5 milliards de mètres cubes, ses réserves sont actuellement estimées à 2 milliards de mètres cubes. Quant au 3ème plus grand barrage, à savoir Bin El Ouidane, ayant une capacité de 1,2 milliard de mètres cubes (1.215,5 Mm3), il affiche un taux de remplissage de 12,1% contre 13,8% à la date du 21 février 2022.

Amélioration du volume de pluviométrie de près de 96% entre le 1er septembre 2022 et le 13 février 2023
Il y a encore quelques jours, le ministre de l’équipement et de l’eau, Nizar Baraka, qui était l’invité du Forum de la MAP, tenu sous le thème «Stress hydrique: les mesures prises et les perspectives d’avenir», a indiqué qu’entre le 1er septembre 2022 et le 13 février 2023, le Maroc a connu d’importantes précipitations avec une moyenne nationale de 75,9 mm au lieu de 38,8 mm durant la même période une année auparavant, soit une amélioration de 95,6%. Le ministre a précisé que durant la même période, la superficie couverte par la neige a atteint 5.720 km2 contre 4.480 km2 durant l’année précédente, soit une hausse de 30%.

Par ailleurs, M. Baraka a relevé que les ressources hydriques naturelles du Royaume avoisinent 22 milliards m3, dont 18 milliards m3 d’eau de surface et 4 milliards m3 des eaux souterraines, faisant remarquer que les ressources en eau ont chuté durant les dernières années. La rareté des précipitations durant la précédente campagne agricole a eu des effets négatifs, notamment avec la surexploitation des eaux souterraines destinées à l’irrigation et à l’eau potable avec une baisse record entre -3 et -6,85 m3, a expliqué le ministre.

En dépit de la baisse des retenues des barrages, les besoins en eau potable ont été satisfaits à travers le renforcement du recours aux eaux souterraines, la réduction importante des dotations destinées à l’irrigation, outre le dessalement de l’eau de mer, notamment à Agadir (15 millions de m3 depuis février 2022), a-t-il fait observer.