En l’espace d’une semaine, deux faits nouveaux qui renvoient à une même conclusion.
Il y a quelques jours, près de 200 représentants, responsables, experts et autres siégeant au sein de l’autorité mondiale en matière de lutte contre le blanchiment d’argent ont acté à l’unanimité la sortie du Maroc de la liste grise.
Une décision qui se base sur l’appréciation du volontarisme du Maroc quant au renforcement de son arsenal légal et juridique pour contrer la délinquance financière transfrontalière. Mais c’est aussi et surtout une marque de confiance dans le sérieux dont fait preuve le Maroc quand il s’agit de s’impliquer dans des démarches constructives et collectives.
C’est cette même confiance qui, quelques jours plus tard, a permis au Maroc de faire sa sortie remarquée sur les marchés internationaux. Sinon, comment expliquer que la demande sur le «papier Maroc» ait été cinq fois supérieure à ce qui était disponible. Pour un montant global de 2,5 milliards de dollars finalement levé, les traders et autres intermédiaires ont reçu de la part des marchés et investisseurs des demandes d’achat équivalant à 11 milliards de dollars.
Ce chiffre à lui seul est un indicateur suffisant quant à la confiance de la communauté financière internationale puisqu’elle est prompte à miser sur la solvabilité du Maroc pas seulement aujourd’hui mais sur le moyen et le long termes.
Au-delà de la solvabilité purement financière, c’est de cette même confiance institutionnelle que pourra user le Maroc auprès des opérateurs économiques pour mettre en marche effectivement son nouveau cadre de l’investissement.










