Le département de la transition énergétique vient de lancer les travaux pour la refonte de la stratégie nationale de développement durable dont il a la charge. Le processus sera probablement complexe et demandera des mois de réflexion, de concertation et surtout d’évaluation de ce qui a été réalisé depuis 2017, année de mise en œuvre de la première version. Ce travail conceptuel en amont, même s’il consommera du temps, est nécessaire car la réussite du programme dépendra de son applicabilité future ainsi que des mécanismes qui permettront un suivi et un monitoring efficace et en temps réel.
Il se trouve déjà que les quelques premiers éléments d’évaluation disponibles montrent déjà les lacunes ainsi que les voies d’amélioration. Et, justement, parmi les principales limites de la stratégie précédente, datant de 2017, figurent de nombreux aspects en relation avec la conception et le suivi. Ce dernier, par exemple et de l’aveu des responsables eux-mêmes, était plus focalisé sur les actions réalisées que sur l’atteinte des objectifs. Lesquels objectifs eux-mêmes étaient trop nombreux, dispersés et une bonne partie d’entre eux, étrangement, ne pouvait pas être mesurée par des indicateurs chiffrés. Ce qui rend toute évaluation ultérieure difficile, voire impossible. Le développement durable n’étant plus un luxe mais une démarche vitale pour les années et décennies à venir, il faut espérer que la nouvelle vision et la feuille de route qui en découlera seront véritablement opérationnelles, applicables et productives de progrès.
Saâd Benmansour










