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Le modèle SRM

© D.R

Les élus se penchent dans les jours qui viennent sur un projet de loi qui risque de transformer profondément le paysage du service public au Maroc et surtout son modèle économique.

Ce texte permettra la création au niveau de chacune des régions d’une société dite multiservices (SRM) à qui reviendra la charge de gérer à l’échelle territoriale la distribution d’électricité, de l’eau potable ainsi que de l’assainissement. D’aucuns y voient juste une évolution du modèle des régies autonomes dont le Maroc a déjà une longue expérience, réduisant les SRM ni plus ni moins à une nouvelle version des régies de taille plus grande et au périmètre d’action plus étendu. Sur le plan technique et métier, les schémas se ressemblent en effet. Mais le modèle SRM peut être bien plus que ça.

Car au-delà des seuls domaines concernés directement, l’expérience SRM peut être l’embryon d’un nouveau modèle en termes de management public et territorial ainsi qu’en matière de synergies entre secteur public et opérateurs privés.

S’il est véritablement bien ficelé puis, ultérieurement, bien appliqué et rigoureusement piloté, suivi et évalué, le modèle SRM peut ouvrir des nouvelles pistes prometteuses pour d’autres secteurs névralgiques qui nécessitent eux aussi des approches basées plus sur la dimension territoriale, notamment l’éducation, la santé ou encore les infrastructures.

Tout dépendra donc des résultats de la première expérience et de ce qu’en feront les responsables.