Justice climatique
Un nouveau pas a été franchi dans la lutte contre les changements climatiques. En effet, l’Assemblée générale de l’ONU devra recourir à un avis de la Cour internationale de justice concernant les obligations des pays en matière de lutte contre les changements climatiques, selon l’ONU.
L’Assemblée générale des Nations Unies demandera l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ) concernant les obligations des pays sur la lutte contre le changement climatique. Cette décision a été prise suite à l’adoption d’une résolution mercredi. Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a expliqué que les avis consultatifs de la Cour ont une importance considérable. «S’il est rendu, cet avis aidera l’Assemblée générale, les Nations Unies et les États membres à prendre les mesures climatiques plus audacieuses et plus fortes dont notre monde a désespérément besoin», relève-t-il notant que l’être humain est responsable de la quasi-totalité du réchauffement de la planète au cours des 200 dernières années.
L’ONU, indique le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), montre par ailleurs qu’il est possible de limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels. Pour le chef de l’ONU, il est temps d’agir en faveur du climat et de la justice climatique. «La crise climatique ne peut être surmontée que par la coopération, entre les peuples, les cultures, les nations et les générations. Mais l’injustice climatique qui s’envenime alimente les divisions et menace de paralyser l’action climatique mondiale», souligne-t-il.
Pour sa part le haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a déclaré qu’un avis consultatif de la CIJ «pourrait être un catalyseur important pour l’action climatique urgente, ambitieuse et équitable qui est nécessaire pour arrêter le réchauffement de la planète et pour limiter et réparer les préjudices causés aux droits de l’Homme par le climat». Le responsable onusien a aussi précisé que son bureau, le HCDH, avait largement documenté les incidences du changement climatique sur les droits de l’Homme et a défini les obligations des États et d’autres acteurs en la matière.
«Les États ont l’obligation d’atténuer les effets du changement climatique, de s’y adapter et de remédier aux pertes et dommages qui en résultent», a-t-il annoncé. Et de poursuive : «Nous sommes impatients de partager cette expertise dans le cadre de ce processus très important devant la Cour internationale de justice».









