Optimisation: Pour améliorer l’efficacité énergétique des barrages, il est essentiel d’établir des plans d’action spécifiques. L’objectif étant d’optimiser la consommation d’énergie au niveau de ces infrastructures stratégiques.
L’efficacité énergétique fait partie actuellement des dossiers environnementaux prioritaires. Cette approche se matérialise par la mise en place de plusieurs projets d’efficacité énergétique y compris pour les barrages. Dans ce sens, l’Agence du Bassin Hydraulique Loukkos (ABHL) entend améliorer l’efficacité énergétique au niveau de plusieurs de ses barrages. Il s’agit aussi d’élaborer un plan d’action pour ces sites stratégiques. Cette démarche vise également à réduire les coûts d’énergie y afférents. «La zone d’action de l’ABHL dispose d’un héritage des ouvrages hydrauliques et des bâtiments techniques et administratifs dont le montant de la facture de consommation d’énergie électrique s’avère très important, représentant un taux élevé de budget de fonctionnement de l’agence.
L’ABHL vise à améliorer ses performances énergétiques et instaurer la culture de l’efficacité énergétique dans les différents ouvrages hydrauliques et bâtiments mis à sa disposition, et ce pour réduire la facture de la consommation d’énergie électrique », indique l’agence. Plusieurs barrages sont donc ciblés par cette opération, à savoir MHB Mehdi, Oued El Makhazine, Dar Khrofa, Garde du Loukkos, 9 Avril 1947, Ibn Batouta, Chefchaouen, Nakhla, Smir, MBA Khattabi et Joumoua. A cela s’ajoutent le centre de transfert de technologie ainsi que d’autres bâtiments relevant de l’agence.
Pour ce faire, il sera procédé à la réalisation d’un plan d’action et de recommandations qui inclut l’élaboration d’une politique d’efficacité énergétique pour ces sites à court, moyen et long termes. Ce projet englobe divers éléments comme la description qualitative et quantitative de l’action à mettre en œuvre, la part de l’énergie consommée par poste (%), l’impact sur le confort, le gain énergétique (kWh/an), le gain financier (DH/an), le potentiel de décarbonation (t CO2/an), l’investissement (DH) ou encore le temps de retour sur investissement (an).
Ce projet devra également s’atteler à l’évaluation de la performance énergétique, faire ressortir les pistes d’amélioration, identifier les points et les causes probables de surconsommations et proposer les actions concrètes.
Il sera aussi procédé au diagnostic du réseau électrique par site, l’identification des anomalies en relation avec la consommation d’énergie, l’identification des usages énergétiques significatifs par site et par poste, la réalisation du bilan énergétique par poste et par usage énergétique, l’évaluation de la performance électrique et thermique des bâtiments ou encore l’identification des potentiels d’amélioration de la performance énergétique par usage et par poste.
De plus, un référentiel de bonnes pratiques et des recommandations d’amélioration de l’efficacité énergétique à intégrer dans les futurs projets d’infrastructures, bâtiments et équipements sera mis en place. «Ce référentiel doit être un outil permettant d’instaurer la culture et les réflexes de prise en considération des actions d’efficacité énergétique en amont des projets de développement des infrastructures de ces sites qui impliqueraient des décisions et des choix techniques irréversibles », explique l’agence.
Oued El Makhazine atteint un taux de remplissage de 82,8%
L’Agence du Bassin Hydraulique du Loukkos planche aussi dans le cadre de ses missions sur les travaux d’exploitation des eaux souterraines dans sa zone d’action. Ainsi, les chantiers ciblés couvrent plusieurs préfectures et provinces (Tanger-Assilah, M’diq-Fnideq, Tétouan, Larache, Ouezzane, Chefchaouen, Al Hoceima, Fahs-Anjra). Pour identifier les sites favorables à l’implantation des sondages de reconnaissance, une enquête de terrain sera réalisée sur un rayon de 5 km au niveau des localités identifiées. Il s’agit aussi de cerner le contexte hydrogéologique local de la localité objet de l’enquête et d’optimiser le choix de sites favorables à l’implantation des sondages de reconnaissance.
A cet égard, la région abrite plusieurs grands barrages dont Oued El Makhazine classé quatrième au niveau national avec une capacité de 672,9 Mm3. Au 13 avril 2023, sa réserve d’eau s’élève à 557 Mm3 et son taux de remplissage 82,8%. Pour sa part, le barrage de Dar Khrofa a une capacité de 480,3 Mm3. A ce stade, sa réserve d’eau atteint 152,2 Mm3 enregistrant un taux de remplissage de 31,7%. De son côté, le barrage 9 Avril 1947 a une capacité de 300 Mm3 et une réserve actuelle de 59,2 Mm3. Il atteint un taux de remplissage de 19,8 %. D’une capacité de 39 Mm3, le barrage Smir a, quant à lui, atteint un taux de remplissage de 96,7%. Sa réserve compte 37,7 M d’eau.
S’agissant du barrage Ibn Batouta qui dispose d’une capacité de 29,1 Mm3 et d’une réserve actuelle de 17,2 Mm3, son taux de remplissage s’élève à 58,9%. Pour ce qui est du barrage MHB Mehdi dont la capacité est de 23,4 Mm3, sa réserve d’eau atteint 16,2 Mm3 enregistrant un taux de remplissage de 69%. Le barrage de Chefchaouen (capacité 12,2 Mm3, réserve 12,1 Mm3), son taux de remplissage atteint 99,1%. Le barrage MBA Khattabi (capacité 11,8 Mm3, réserve 4,3 Mm3) a pour sa part atteint un taux de remplissage de 36,8%. On citera également le barrage Joumoua (capacité 5,2 Mm3, réserve 1,2 Mm3, taux de remplissage 22,4%) et le barrage Nakhla (capacité 4,21 Mm3, réserve 4,06Mm3, taux de remplissage 96,5%). A noter qu’au niveau national le taux de remplissage des barrages s’élève à 33,9% au 13 avril 2023 contre 34,4% à la même date de l’année dernière.










