Le feuilleton est diffusé sur la chaîne Tamazight
Feuilleton : Un succès pour « Jabal El Jalid » (L’iceberg). Cette œuvre télévisée, diffusée sur la chaîne Tamazight, continue à récolter d’importants taux d’audience depuis ses premiers épisodes. Dans l’intrigue, des sujets relevant du quotidien marocain sous un angle artistique différent.
Ce sont les thématiques inspirées du vécu de la société, conçues dans une nouvelle vision artistique, qui contribuent à attirer les téléspectateurs de la 8ème chaîne vers « Jabal El Jalid ». Dans ce sens, le réalisateur Rachid El Hazmir se veut assez explicite.
Scénario, intrigue et faits
D’après lui, « les thématiques abordées par le scénariste, l’intrigue dramatique et l’enchaînement des faits participent à attirer l’attention des téléspectateurs ». A son sens, le casting, qui s’est également appuyé sur le choix d’acteurs professionnels en leur attribuant les rôles qui correspondent à tout personnage, « a fait que chacun se glisse dans une peau avec perfection ». Par la même occasion, le réalisateur ne manque pas de remonter le temps. « Les préparatifs du feuilleton et le choix des plateaux de tournage qui abondent dans le sens des faits de cette œuvre ont donné une œuvre dramatique loin de toute monotonie auprès du récepteur à l’affût d’un « drama » amazigh noble qui préserve l’originalité de son identité dans une peau moderniste et contemporaine », avance-t-il. Quant à sa vision de réalisateur, M. El Hazmir prend cette œuvre pour « un défi au moment où les œuvres étrangères suivies par les Marocains sont abondantes ». A cet égard, il s’interrogeait sur le secret de l’affluence du public pour ces œuvres pour se rendre compte que leur succès réside dans les techniques de tournage, la structure du scénario, l’enchaînement des faits, la performance des acteurs et la musique qui complète la séquence. « J’ai travaillé sur ces aspects pour tenter de les appliquer tout en associant l’équipe technique afin de veiller à les concrétiser sur le terrain. Cela a donné une histoire qui mérite d’être regardée et que nous espérons à la hauteur des aspirations du téléspectateur marocain », s’exprime le réalisateur.
Du flash back
Pour sa part, Mohamed Ben Sidi révèle: «L’histoire de ce feuilleton a traité plus d’une thématique dans une peau dramatique alliant le réalisme à l’imaginaire en se basant sur des questions humaines pour les traiter dans une nouvelle forme qui se veut de reconsidérer le «drama» amazigh sans verser dans la folklorisation et la banalité». A propos de la thématique de la femme, ce scénariste précise que sa présence est « forte». «Ses rôles y varient entre la cultivée, la femme au foyer et celle rurale entre autres», enchaîne-t-il. D’après lui, le travail sur les univers villageois et urbain a été fait, au fil des séquences, sans faire dans la dévalorisation de la place de la femme. Et ce n’est pas tout ! Le scénariste a adopté le flash back que le réalisateur a exploité avec une vision artistique. Il y a réussi en passant avec fluidité d’une séquence à l’autre.
Ce qui incite le téléspectateur à suivre tous les épisodes pour tenter de comprendre le personnage ambigu de « Moussa », un étudiant ambitieux ayant son doctorat et qui tente de se venger du violeur de sa sœur pour avoir tout au long du récit des chocs culturels qui lui rappellent son enfance, tantôt douloureuse, tantôt joyeuse. Il se perd aussi dans des paradoxes qui le mettent dans des aventures dont certaines sont contre ses convictions et croyances. Il y est question de son rapport à la femme (la mère, l’amie, l’amante et la cheffe). Ce personnage vit dans trois univers dans une seule histoire. Le premier consiste en la ville et ses rapports sociaux. Le deuxième étant le passé de l’enfance et ses souvenirs au moment où le troisième univers est consacré au village où il interagit avec la mère malade, le père irresponsable et une proche à besoins particuliers. En découvrant ce personnage, le téléspectateur tente également de percer les secrets des autres personnages et leurs affinités.
Rajae Khermaz et les autres
Casting Dans son œuvre, le réalisateur s’entoure des artistes Said Darif, Mohamed Esseghir, Hadda Echehbouni et Saïd Amel aux côtés de Rajae Khermaz qui s’affiche dans d’autres productions amazighes en ce Ramadan. C’est le cas de « Tilila », une comédie romantique diffusée sur la même chaîne en ce mois sacré. Elle s’est également affichée dans la fiction « Imkoussa » (Les héritiers) entre autres. Au-delà de ces artistes, les œuvres amazighes ont tendance à s’imposer en termes d’audience en recourant à des castings de renom et à des techniques avancées. Elles ont également pour particularité de puiser dans la nature de l’Atlas prisée par un grand nombre de Marocains. Leurs intrigues racontent de plus le vécu des habitants de ces contrées. Ce qui leur vaut le mérite d’être découvertes par un large public bien qu’il ne soit pas amazighophone puisqu’elles adoptent la technique du sous-titrage en arabe.










