EditorialUne

e-criminalité

© D.R

Le Maroc a très tôt pris au sérieux la cybercriminalité qui s’est développée au gré de la révolution numérique et digitale.

Toutes les instances en charge de la lutte contre le crime et la délinquance ainsi que les administrations des forces de l’ordre, dont la police et la gendarmerie royale, ou encore les instances du pouvoir judiciaire ont depuis longtemps dédié des équipes à la lutte contre les nouvelles formes de crimes et de délinquance. L’arsenal juridique, judiciaire et pénal a été rapidement actualisé et enrichi pour prévoir des modalités de traitement adaptées aux cybercrimes. Des équipes d’enquêteurs de nouvelle génération ont été formées et mises sur pied. Tout cela se justifie parfaitement parce que les attaques contre des systèmes d’information peuvent avoir des effets dévastateurs surtout quand les cibles sont des administrations publiques sensibles comme les hôpitaux, ou des installations stratégiques comme les aéroports, des centrales électriques, ou encore des bases de données d’administrations et d’institutions comme les banques, les assurances, les opérateurs télécoms…
Pourtant, d’autres crimes foisonnent encore dans l’univers du digital et du numérique avec autant sinon plus de dégâts, au vu et au su de tous et devant l’impuissance ambiante ou au moins la résignation. A longueur de journée, des centaines voire des milliers d’actes criminels sur les réseaux sociaux et les plateformes digitales ainsi que la diffamation et le fake news dévastent la société tout entière. Comme pour leurs cousins les «cyber», les e-criminels ne peuvent pas rester indéfiniment dans l’impunité.