Lors de sa séance de questions-réponses devant les conseillers, consacrée en début de semaine au secteur du tourisme, le chef de gouvernement a nettement mis et à juste titre l’accent de manière prononcée sur le tourisme local, intérieur.
Car un détail est souvent oublié et perdu de vue : la clientèle marocaine représente tout de même une part non négligeable de l’activité des établissements hôteliers. Ceci a été encore plus vrai avec les années Covid durant lesquelles les touristes marocains résidents ont pesé jusqu’à 70% du volume total des nuitées. Ce fut le cas en 2021. En année normale, avant Covid, le tourisme national a toujours pesé environ le tiers de l’activité hôtelière.
Or cette clientèle marocaine est celle recensée uniquement auprès des hôtels. Les professionnels et analystes en déduisent aujourd’hui que derrière ce chiffre il y a un autre gisement probablement aussi, voire, plus important, à savoir toute la frange de clientèle qui n’a pas accès aux établissements dits classés pour deux raisons essentiellement : des prix inaccessibles à tous et/ou une offre non adaptée aux vacances d’une famille marocaine moyenne.
Il se trouve bizarrement que les opérateurs ont aujourd’hui autant une connaissance d’un niveau microscopique du profil du touriste étranger et par nationalité qu’ils semblent presque tout ignorer du touriste marocain lambda. Mais plus pour longtemps puisque l’ONMT a lancé des études approfondies dont les résultats seront disponibles dans quelques mois. Ils apporteront certainement des éclairages décisifs sur le profil du vacancier marocain et surtout pour qu’un tel potentiel, pourtant à la portée, ne reste plus inexploité.










