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Gafam hors-la-loi

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Les gouvernements et Etats du monde entier semblent se rendre compte les uns après les autres de la nécessité de taxer les géants mondiaux du numérique connus sous l’acronyme Gafam pour Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.

Pour l’heure, l’argumentaire le plus utilisé, si ce n’est exclusivement, est d’ordre économique et précisément fiscal. Le Maroc n’échappe évidemment pas à cette prise de conscience mondiale, notamment avec la montée au créneau, depuis longtemps d’ailleurs, des acteurs des secteurs de l’édition et de l’information désarmés devant la puissance écrasante de ces géants à la dimension planétaire. Mais avec tout cela et malgré les moyens et le statut régalien de l’État, au Maroc comme ailleurs, les Gafam imposent leurs propres lois et leurs règles en toute impunité.

Pire que ça. Non seulement ils sont en porte-à-faux manifestement avec les lois fiscales et les principes de la concurrence loyale, mais ces géants avec leurs plateformes où se déversent toutes sortes de contenus sans aucun contrôle ni régulation sont à la limite de la responsabilité pénale. Il suffit de jeter un coup d’œil sur ce qui se publie sur les réseaux sociaux pour s’en rendre compte. Agressivité, insultes de bas étage, harcèlement, menaces, incitation à la haine, fake news, mensonges, documents et images trafiqués… Sous couvert de la liberté d’expression, les plateformes des Gafam et autres réseaux sociaux sont devenus des espaces où visiblement tout est permis ouvertement même le délit et le crime dans l’impunité totale et devant l’impuissance des lois…
Saâd Benmansour