Le Maroc est le premier bénéficiaire devant l’Algérie et la Tunisie
Immigration : Les statistiques récemment publiées par la Direction générale des étrangers en France révèle que le Maroc continue d’être le premier bénéficiaire des premiers titres de séjour.
Le Maroc est le premier pays en 2022 à qui la France a délivré le plus de premiers titres de séjour avec un chiffre qui s’élève à 39.073 contre 35.361 en 2021, ce qui représente une hausse de 10,5%. Les Algériens arrivent en seconde place avec 29.246 premiers titres de séjour et les Tunisiens figurent en 3ème position
(21.739). Viennent ensuite les ressortissants des Etats-Unis (12.220), la Côte d’Ivoire (11.455), la Chine (11.274), l’Afghanistan (10.047), l’Inde (9.081), Sénégal (8.799), la Guinée (8.064).
C’est ce qui ressort des statistiques qui ont été publiées le 22 juin 2023 par la Direction générale des étrangers en France relevant du ministère de l’intérieur. Les premiers titres de séjour délivrés ont augmenté de 11,8% en un an, pour atteindre un total de 316.174 en 2022. Pour la première fois, le principal motif de délivrance des titres de séjour est le motif étudiant avec 101.250 titres délivrés en 2022, soit un tiers de l’ensemble.
Il se situe légèrement devant le motif familial, qui se trouvait historiquement en tête (95.507). Viennent ensuite les titres économiques avec 16,3% du total, soit 51.673. Ces chiffres révèlent que la dynamique est particulièrement importante pour l’immigration estudiantine et professionnelle, alors que la délivrance des titres familiaux reste stable.
Délivrance de 142.921 visas aux Marocains
Selon les statistiques définitives, la France a délivré 142.921 visas aux Marocains, un chiffre en hausse de 105,9% par rapport à l’année 2021. A noter que les statistiques concernant le Maroc restent inchangées par rapport aux statistiques provisoires qui avaient été publiées en janvier 2023. Les chiffres révèlent que le Maroc est ainsi le deuxième pays bénéficiaire après l’Inde (158.619 visas). Malgré cette hausse importante, les chiffres restent loin de ceux enregistrés avant la crise. En effet rappelons qu’en 2019, la France avait délivré 346.032 visas aux Marocains. En troisième position on retrouve l’Algérie avec 131.264 visas délivrés en 2022, un chiffre en hausse de 106,2% par comparaison à l’année 2021. Pour sa part, la Turquie occupe la 4ème position avec 103.307 visas (+136,6%). Parmi les autres nationalités, il y a lieu de relever que la Chine arrive à la 5ème place avec seulement 100.036 visas, un chiffre en hausse de 327%.
L’Arabie Saoudite qui occupait la 3ème place en 2021 dégringole à la 6ème place avec 91.754 visas. Viennent ensuite la Tunisie (86.636 visas) et la Russie (68.645). Signalons que les deux premières nationalités des titulaires d’un visa français avant la crise: chinoise et russe, connaissent des hausses importantes en 2022 (+325% et + 449,2%) mais restent loin des niveaux de 2019. Le nombre de visas demandés et délivrés en 2022 s’inscrit à la hausse, après deux années avec des flux migratoires fortement contraints par la crise pandémique de la Covid-19. Ainsi, le nombre total de visas demandés s’est chiffré à 2.337.123 en 2022 contre 982.896 en 2021, soit une hausse de 137,8%. Quant au nombre total de visas refusés, celui-ci s’est chiffré à 500.251 contre 193.912 en 2021, soit une hausse de 158%.
Le nombre de visas délivrés s’est établi à 1.738.138 contre 733.070 en 2021, ce qui représente une hausse de 137,1%. En dépit d’une forte augmentation des visas demandés et délivrés, les volumes se situent à la moitié de ceux d’avant la crise. Les visas long séjour qui se sont chiffrés à 277. 035 en 2022 poursuivent leur hausse (+20,9%) et dépassent largement leur niveau d’avant-Covid. En 2022, la délivrance de visas court séjour Schengen reprend nettement. On en compte presque trois plus qu’en 2021. Leur nombre s’est établi à 1.461 103 contre 503.975 en 2021 (+189,9%). Au niveau des visas de court séjour, le rythme est particulièrement dynamique pour les visas délivrés pour motif «étudiants (+238,6%) et touriste (+224,9%). Le niveau global reste cependant très en dessous de celui d’avant-Covid.










