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Archaïsmes

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Le ministre de l’enseignement supérieur, lors d’une séance de questions orales au Parlement, a pu démontrer, même sans le vouloir, combien et comment de grandes stratégies et des politiques publiques peuvent être retardées ou perturbées par des détails mineurs d’ordre procédural et administratif.

Ainsi, entre autres réponses et chiffres donnés par le ministre, ce dernier a expliqué que son département recevait chaque année pas moins de 4.000 demandes d’équivalence de la part de jeunes ayant obtenu leurs diplômes dans des universités et écoles étrangères. Sur ces 4.000 demandes, presque la moitié, selon le ministre, concernent des diplômés dans les domaines et métiers de la santé, notamment les praticiens, médecins, pharmaciens…

Le ministre a enfin indiqué que les commissions scientifiques et sectorielles chargées d’étudier ces demandes et décider d’accorder ou non les équivalences ont besoin d’une durée moyenne d’un mois et demi pour répondre. Un délai déjà excessif mais en nette amélioration puisque dans le passé la procédure pouvait prendre plus de 4 mois.

Ainsi pendant des décennies, des milliers de jeunes ressources professionnelles précieuses étaient, chaque année, maintenues en mode inactif au moment où paradoxalement les écoles, les hôpitaux et bien d’autres secteurs en ont grandement et plus que jamais besoin. C’est à juste titre donc que le gouvernement actuel, en la personne du ministre Miraoui, a décidé de s’attaquer sérieusement à de telles procédures datant d’une autre ère. Ne pas le faire serait faire cadeau à d’autres pays, et non des moindres, de milliers de talents de compétences…